L’entraĂ®nement optimal des bras, avant-bras et biceps en musculation

01 May 2020 0 commentaire blooness

L’exercice roi de la longue portion du biceps : le curl sur banc inclinĂ©

Le Curl sur banc inclinĂ© est souvent dĂ©signĂ© par les as de la musculation comme Ă©tant le meilleur exercice pour l’hypertrophie des biceps, et c’est celui qui permet de couvrir quasiment tous les genres anatomiques, selon le roi de la musculation en France.

Allongé sur un banc incliné (tête relevée), bras vers le sol avec une haltère dans chaque main, il faudra fléchir les coudes. Ce mouvement sollicite particulièrement le chef long du biceps brachial.

 

L’exercice pour la portion courte du biceps : le curl assis alternĂ©, omoplates serrĂ©es

Assis sur un banc droit, omoplates serrées, avec une rotation de la main, et en alterné, cet exercice unilatéral permet de se focaliser sur chaque biceps.

Position de dĂ©part en prise marteau, une rotation du bras vers l’extĂ©rieur lors de la flexion de coude puis finition en prise supination, c’est-Ă -dire paume de la main vers l’Ă©paule. Cette version du curl assis permet ainsi de solliciter le biceps brachial dans sa globalitĂ©, et non le long seulement.

Vous pouvez lĂ©gèrement le coude en fin de mouvement. L’intĂ©rĂŞt de cet exercice, est de dĂ©velopper aussi bien la portion courte, que la longue, selon le disciple du roi de la musculation en France.

 

Le curl marteau

La prise marteau permet un travail plus ciblĂ© du muscle brachial et du brachio-radial (muscle de l’avant bras), au dĂ©pend du biceps. C’est un exercice complĂ©mentaire et indispensable Ă  intĂ©grer Ă  sa sĂ©ance de biceps, afin de d’augmenter le volume de son bras sur le plan esthĂ©tique, et de ne pas entraĂ®ner de retard sur le brachial.

Il peut s’effectuer debout, assis ou sur pupitre, le mieux Ă©tant de le faire debout ou assis.

 

Le curl pronation pour les avants-bras

 

Exercices de biceps : attention aux traumatismes

Pour Ă©viter les blessures, et travailler intelligemment, vous devez d’un cĂ´tĂ© mettre votre Ă©go de cĂ´tĂ© et opter pour des poids qui feront travailler vos biceps sans tricher, et effectuer un mouvement dĂ©nuĂ© de tout risque au niveau des tendons. L’objectif est de se muscler sans se traumatiser.

Comment jauger ses poids

Tout d’abord, il faut domestiquer son corps, et partir sur des poids très lĂ©gers et un nombre de rĂ©pĂ©titions et de sĂ©ries Ă©levĂ©s (5 sĂ©ries de 20 rĂ©pĂ©titions) afin de bien comprendre le mouvement qui nous est grĂ©, et qui permet la congestion.

Ensuite, pour commencer à prendre du volume, il faut partir sur des séries de 4, avec environ 8 à 15 répétitions.

Enfin, il est intĂ©ressant de temps en temps, sur un exercice de biceps peu risquĂ©, d’augmenter drastiquement la charge et de faire 2 ou 3 sĂ©ries avec 6 ou 8 rĂ©pĂ©titions maximum. L’objectif ici est de “choquer le muscle” et travailler son système nerveux, quitte Ă  tricher un peu.

Pour celles et ceux qui veulent juste s’affiner, et ne surtout pas prendre de volume musculaire – je pense surtout aux femmes mais certains hommes aussi – il faut veiller Ă  prendre des tous petits poids, et travailler sur des longues sĂ©ries. Mais ici aussi, des petits sĂ©ries avec charges modĂ©rĂ©es Ă  lourdes, de temps en temps, lorsque votre niveau d’Ă©nergie est Ă©levĂ©, peut s’avĂ©rer hyper-productif en termes de perte de masse grasse. Le tout associĂ© bien sĂ»r Ă  l’alimentation Blooness, modĂ©rĂ©e en glucides et riches en ingrĂ©dients sains.

Attention Ă  l’amplitude du mouvement et Ă  l’inclinaison

Lorsque vous travaillez votre biceps sur un plan incliné, un pupitre par exemple, il se crée une tension sur le tendon surtout lorsque vous faites une amplitude complète.

C’est pourquoi il est fortement conseillĂ© de partir sur une amplitude rĂ©duite lorsque vous ĂŞtes en supination, surtout si vous ĂŞtes sur une surface inclinĂ©e, ou de privilĂ©gier les exercices qui se font debout (sans tricher en s’aidant des Ă©paules d’un mouvement du dos vers l’arrière), ou assis.

L’idĂ©e est d’avoir le biceps finalement pas trop avancĂ©e mais bien perpendiculaire au sol, afin de limiter la tension sur le tendon.

Par consĂ©quent, l’idĂ©al est donc de redresser le banc Ă  la verticale, ou de travailler avec des Ă©lastiques ou en tirage. Pour le tirage, c’est le mĂŞme mouvement que le curl assis dĂ©crit en 2è exercice de cet article avec la fameuse rotation. Voici toutes les explications concernant ce mouvement :

Tout savoir sur le beurre GHEE : bienfaits, oĂą le trouver, comment le faire

16 Apr 2020 0 commentaire blooness

Le beurre GHEE est un beurre clarifiĂ© de plus en plus tendance. Et pour cause, il est l’un des aliments phares de la gastronomie traditionnelle indienne, et a l’avantage d’ĂŞtre beaucoup plus sain que le beurre classique.

C’est un ingrĂ©dient central dans l’alimentation lĂ©gère en glucides et riche en (bonnes) matières grasses, telle que nous recommandons sur Blooness. C’est pourquoi il est important d’en saisir la notion et l’importance. C’est ce que nous allons voir ensemble ici !

Le beurre GHEE : définition

Qu’est-ce donc que le beurre ghee ? Le beurre ghee, c’est un beurre clarifiĂ©, c’est-Ă -dire qu’on en a retirĂ© l’essentiel d’eau, de lactose et de protĂ©ine/casĂ©ine.

Oui, vous avez bien lu. Il ne reste dans le beurre quasiment que des lipides. C’est pour cette raison que c’est un ingrĂ©dient que les keto-pratiquants adorent. Et il est considĂ©rĂ© comme la matière grasse la plus pure et la plus noble en Inde.

 

Pourquoi le beurre GHEE est plus sain que le beurre normal ?

Tout d’abord, le beurre clarifiĂ© est orphelin des protĂ©ines de lait. Il n’y a donc quasiment plus de lactose dedans, ce qui constitue en soi un enjeu majeur dans la quĂŞte d’un “idĂ©al alimentaire”. En effet, le lactose prĂ©sente de nombreux inconvĂ©nients pour l’organisme humain.

C’est la raison pour laquelle je vous conseille, si vous aimez le fromage, d’opter pour le fromage de chèvre ou de brebis, comme je vous l’avais expliquĂ© ici. En effet, ces fromages ne contiennent que très peu de lactose, et je vous suggère vivement de les consommer uniquement le matin ou au plus tard exceptionnellement le midi, selon le principe de la chrono-nutrition.

Donc en un mot, le Ghee est bien plus sain que le beurre classique, car privé de lactose, ce qui est une bonne nouvelle non seulement pour ceux qui souhaiteraient diminuer leur consommation de lait pour des raisons diététiques, mais aussi pour les intolérants au lactose.

Source photo

Ensuite, le beurre ghee est plus digeste que le beurre brut, et son point de fumée est plus élevé que ce dernier : 210° pour le ghee contre seulement 130° pour le beurre standard !

En outre, il a l’avantage de s’oxyder de façon infiniment plus lente que le beurre classique. Etant rĂ©duit Ă  une seule composante, le beurre clarifiĂ© ne noircit pas Ă  la cuisson, et se conserve très, très longtemps…

 

Quelle est la composition nutritionnelle du beurre clarifié ?

La composition du beurre ghee dépend du niveau de clarification, mais en général, on tend vers la répartition suivante en termes de macronutriments, pour 100g :

  • Energie : environ 900 kcal
  • Lipides : ~99g.
    • Acides gras saturĂ©s : ~65g
    • Acides gras mono-insaturĂ©s : ~30g
    • Acides gras poly-insaturĂ©s : ~4g
  • ProtĂ©ines : ~0,5g
  • Glucides : ~0,5g

Et en termes de composition :

  • Sel : 0.01g
  • Vitamine E : 2.63 mg
  • Vitamine A : 507 µg

 

Puis-je clarifier le beurre ? Comment obtenir du Ghee ?

Vous pouvez vous-même faire votre propre beurre Ghee, par un processus de clarification extrêmement simple, mais un peu long. Voici la méthode étape par étape !

Couper le beurre en morceaux que vous ferez cuire dans une casserole, à feu très doux, au minimum, pendant environ 45 minutes à 1h.

Une fois qu’une pellicule s’est formĂ©e en surface, et qu’un dĂ©pĂ´t lĂ©gèrement roux apparaĂ®t au fond (vous le constaterez en remontant une partie du fond avec une cuillère), vous pourrez enlever la casserole du feu.

Ă€ l’aide d’une cuillère, enlevez dĂ©licatement la mousse qui est en surface, puis laissez refroidir 5 minutes.

Ensuite, faites couler le liquide dans un filtre à café, lui-même placé sur un entonnoir ou sur un tamis. Ce liquide doit in fine finir dans un bocal ou une bouteille en verre.

Photo : Femmes d’Aujourd’hui

Le filtre va conserver les résidus (lactose) que nous voulions éliminer, tandis que dans le bocal, le liquide translucide va se figer : ce sera votre beurre ghee !

Vous devriez obtenir environ 200g de ghee pour 250g de beurre, et le beurre clarifiĂ© peut se conserver longtemps, Ă  tempĂ©rature ambiante ou au frigo. S’il s’oxyde trop vite, c’est que le beurre a Ă©tĂ© mal filtrĂ©.

 

Puis-je acheter du beurre clarifié ?

Bien sĂ»r, il y a dĂ©sormais l’embarras du choix en termes de beurre ghee, soit en ligne, soi en magasin, bio gĂ©nĂ©ralement.

 

Dois-je remplacer mon beurre classique par du beurre ghee dans mon alimentation ?

DĂ©finitivement : oui.

Le COVID-19 : la liste des conseils et infos à connaître !

29 Mar 2020 0 commentaire blooness

J’ai fait un live avec mon ami Ben, infirmier, avec qui j’ai Ă©changĂ© sur la situation sanitaire liĂ©e Ă  la pandĂ©mie de Covid-19. Il a pu nous prodiguer quelques prĂ©cieux conseils, et nous avons discutĂ© de certains sujets encore très flous quant Ă  la propagation de ce virus.

Merci Ă  lui de m’avoir accordĂ© un peu de temps sur son jour de repos, et force et honneur Ă  tout le personnel mĂ©dical !

Pour ceux qui n’ont pas le temps, voici un rĂ©sumĂ© Ă©crit de la vidĂ©o. Certaines infos sont Ă©videmment de simples rĂ©flexions et certaines questions n’ont pas encore de rĂ©ponses Ă  ce jour !

Les points Ă  connaitre concernant l’infection au COVID-19 :

  • Si vous commencez Ă  avoir des complications au bout de 6, 7 ou 8 jours, c’est Ă  ce moment-lĂ  qu’il faut s’inquiĂ©ter, car c’est en gĂ©nĂ©ral au bout d’un certain temps, et parfois après un petit mieux, que les choses peuvent vraiment s’aggraver.
  • Il ne faut pas stresser et se relaxer, pour ne pas mettre Ă  mal son système immunitaire, et sa santĂ© gĂ©nĂ©rale en ce moment.
  • La transmission se fait principalement par des personnes asymptomatiques (hyper nombreuses) vers les autres. ArrĂŞtez donc de prendre les choses Ă  la lĂ©gère parce que vous n’avez rien et que vous vous sentez en pleine forme. Pensez aux autres.
  • La plupart des infections proviendraient de surfaces infectĂ©es par des personnes touchĂ©es. Ces surfaces sont ensuite au contact de personnes non infectĂ©es qui se touchent les yeux, etc… Il faudrait donc idĂ©alement se laver les mains souvent et faire un travail psychologique sur ses tics (grattage des yeux, main devant la bouche, etc…).
  • Quand on fait ses courses, on les nettoie ou on les laisse reposer quelques temps. Lingette avec eau de javel sur les emballages Ă©ventuellement. Et on se lave les mains avant et après avoir manipulĂ© les courses.
  • A priori, le virus ne s’attrape pas (ou peu de chance) dans l’air en marchant dehors. Un doute persiste concernant les particules fines.
  • Une fois guĂ©ri, il y a peu de chance de rechute, mais il y a un flou sur le fait d’ĂŞtre exposĂ© plusieurs fois, cela pourrait sur-solliciter le système immunitaire.
  • Il vaut mieux ĂŞtre très prĂ©cautionneux sur la partie prĂ©vention, quitte Ă  ĂŞtre maniaque sur les principes d’hygiène et de confinement, et tant pis si on est excessif.
  • SymptĂ´mes : fièvre, toux, diarrhĂ©e, perte de goĂ»t et d’odorat. Quelque soient les symptĂ´mes, il faut appeler le 15 en cas de dĂ©tresse respiratoire.
  • La tachycardie pourrait ĂŞtre un syndrome indirect (liĂ©e Ă  la hausse de la tempĂ©rature, Ă  cause de la fièvre et l’Ă©tat grippal), ou ĂŞtre liĂ© Ă  l’angoisse.
  • Si vous avez le choix, confinez-vous de façon Ă  ĂŞtre le moins nombreux possible au sein d’un mĂŞme foyer. Si pas possible, PRENEZ VOS DISTANCES quitte Ă  ĂŞtre impoli ou irritable avec vos proches.
  • Chacun a sa façon de rĂ©agir Ă  tel ou tel virus. Il ne faut pas se croire invincible parce qu’on est en bonne santĂ© gĂ©nĂ©rale, car trop de paramètres rentrent en compte.
  • Ne pas hĂ©siter Ă  chauffer ou cuire les produits avant de les manger, afin d’augmenter les chances de “tuer” les virus et bactĂ©ries.
  • Bien nettoyer son espace de vie rĂ©gulièrement.
  • Ne prenez pas de mĂ©dicament sans accompagnement mĂ©dical. Pour la chloroquine, assurez-vous d’ĂŞtre encadrĂ© si vous souhaitez en prendre, ne faites pas n’importe quoi.
  • L’assistance respiratoire permet d’outre-passer le fait que les poumons ne remplissent plus leur fonction. C’est un maintien jusqu’Ă  ce que la maladie passe, mais le risque de ne pas survivre est Ă©levĂ©. Certaines personnes sont intubĂ©es pendant plusieurs semaines, et les consĂ©quences sont dĂ©sastreuses en termes de rĂ©Ă©ducation.
  • Le coronavirus n’est donc pas une simple “grippette”.
  • L’insuffisance respiratoire a lieu souvent lorsque la charge virale a dĂ©jĂ  diminuĂ©, certains mĂ©decins en ont donc dĂ©duit que le problème rĂ©sidait dans le fait que la rĂ©ponse immunitaire serait trop forte. D’autres pensent que c’est le virus qui s’attaque directement aux alvĂ©oles pulmonaires.
  • Les services de rĂ©animation sont saturĂ©s, il faut donc Ă©videmment rester confinĂ©.
  • Les masques FFP2 devraient ĂŞtre donnĂ©s aux hĂ´pitaux, et pas portĂ©s dans la rue pour faire un footing. Seules les professions Ă  risque devraient garder des masques, les autres ne doivent pas les porter car on en manque cruellement.
  • L’objectif Ă  court terme est d’aplanir la courbe de progression de l’Ă©pidĂ©mie, en attendant que la recherche aboutisse.
  • On ne peut pas exclure un retour du COVID-19 l’annĂ©e prochaine.
  • Il faudra se poser des questions sur l’investissement public, qui arrive toujours trop tard, une fois que des crises profondes sont installĂ©es (santĂ©, Ă©ducation, urbanisme…). Il y a un manque rĂ©el de planification au sein des dĂ©cideurs mondiaux.

Merci au personnel soignant. Restez chez vous, et pensez aux gestes barrière.

N’oubliez pas de consulter mes deux autres posts concernant votre survie en pĂ©riode de confinement :

Coronavirus : la liste des aliments faibles en glucides à privilégier pour le confinement (LONGUE CONSERVATION !)

Coronavirus, grippe, confinement et système immunitaire : la liste ultime des compléments alimentaires, vitamines et minéraux à avoir en stock

Coronavirus, grippe, confinement et système immunitaire : la liste ultime des compléments alimentaires, vitamines et minéraux à avoir en stock

16 Mar 2020 0 commentaire blooness

Bonjour Ă  tous.

Hier, après avoir partagĂ© avec vous ma liste idĂ©ale de courses kĂ©to/low-carb/moderate-carb compatible pour survivre Ă  une crise sanitaire telle que nous la vivons en ce moment, et en gĂ©nĂ©ral Ă  toute crise liĂ©e Ă  la survie, je souhaitais maintenant vous partager les meilleurs complĂ©ments alimentaires Ă  se garder sous le coude en cas de confinement, et prĂ©cisĂ©ment dans le cas d’une Ă©pidĂ©mie, oĂą l’objectif va ĂŞtre de stimuler autant que possible votre système immunitaire d’une part, et de rester en bonne santĂ© gĂ©nĂ©rale d’autre part, malgrĂ© une activitĂ© sociale et physique rĂ©duite Ă  nĂ©ant, et malgrĂ© un environnement propice au stress.

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Alors Ă©videmment, ces complĂ©ments ne sont ni une mĂ©decine, ni un antidote, et ne peuvent en aucun cas vous prĂ©munir de quoi que ce soit ni se substituer Ă  aucune mĂ©decine, c’est Ă©vident. NĂ©anmoins, une supplĂ©mentation en vitamines et minĂ©raux ne peut ĂŞtre que bĂ©nĂ©fique au moins Ă  titre prĂ©ventif. Mais pour cela, il faut faire de bons choix, et ne surtout pas se ruer sur des multi-vitamines bourrĂ©s de choses inutiles, mal dosĂ©es, et parfois contre-productives.

Pour dresser cette liste, je me suis basĂ© entièrement sur la littĂ©rature scientifique, afin de mettre en lumière les supplĂ©ments les plus Ă -mĂŞme de mettre tous les chances de votre cĂ´tĂ©. Certains pessimistes diront qu’il n’existe pas d’aliments ou de molĂ©cule capable de “hacker” l’organisme en vue de le rendre plus performant et plus rĂ©sistant. Pourtant, la rĂ©alitĂ© statistique est lĂ  : certaines populations plus ou moins exposĂ©es au soleil, et dont le mode de vie et l’alimentation sont bien spĂ©cifiques, prĂ©sentent des donnĂ©es sanitaires beaucoup plus encourageantes que d’autres populations.

Par ailleurs, il existe bon nombre d’Ă©tudes scientifiques qui se sont intĂ©ressĂ©es justement Ă  certaines molĂ©cules, hormones et nutriments susceptible de donner de très bon rĂ©sultats sur certaines maladies, dont certaines grippes.

J’ai donc fait mon travail de synthèse habituel, et j’ai rĂ©digĂ© une liste ultime de supplĂ©ments Ă  prendre lorsque notre organisme est particulièrement exposĂ© Ă  des maladies comme celle de la grippe. N’hĂ©sitez pas Ă  rebondir en commentaires si vous souhaitez ajouter vos suggestions !

1- La vitamine D

Que l’on ait choisit une alimentation pauvre glucides et riche en graisses, ou pas, la vitamine D est l’une des vitamines les plus IMPORTANTES, a fortiori dans le cas d’une crise comme celle du coronavirus.

Et pour cause, lorsqu’on est confinĂ© chez soi, sans exposition aux UV du soleil, et que notre système immunitaire est en proie Ă  une Ă©pidĂ©mie virale, s’il y a bien une supplĂ©mentation Ă  privilĂ©gier qui peut diminuer la fatigue, et renforcer ses dĂ©fenses, c’est bien la vitamine D. Surtout au sortir de l’hiver, lors d’une pĂ©riode oĂą, dans les pays du Nord, nous sommes particulièrement dĂ©ficient en vitamine D.

Concernant le cas spĂ©cifique du système immunitaire, bien que les choses ne soient pas toujours aussi simples, et bien que l’organisme soit une machine très complexe, il y a un consensus sur le fait que les lymphocytes T, chargĂ©s de tuer les bactĂ©ries et virus, doivent d’abord trouver de la vitamine D circulante, la fixer sur un rĂ©cepteur afin de lancer leur processus de dĂ©fense. Cela vaut pour la grippe, les infections ORL, la tuberculose et les plaies et autres cicatrices Ă  traiter.

D’ailleurs, la littĂ©rature scientifique rapporte qu’une carence en vitamine D est associĂ©e Ă  un risque accru d’infections virales. Or, en France, 80% des Français manquent aujourd’hui de vitamine D, ce chiffre pouvant aller jusqu’Ă  91% en hiver !

Il n’existe Ă©videmment pas d’Ă©tude sur l’influence de la vitamine D sur le Covid-19. NĂ©anmoins, on trouve dans les archives scientifiques des Ă©tudes sur tous les autres virus qui provoquent des infections respiratoires, dont justement les coronavirus. Voici ce qu’il en ressort :

  • Dans cette Ă©tude suĂ©doise, une diminution du risque d’infections respiratoires de l’ordre de 36% avec une supplĂ©mentation quotidienne de vitamine D.
  • Dans cette autre Ă©tude, cette fois-ci britannique, dont l’objectif Ă©tait d’Ă©valuer l’effet global de la supplĂ©mentation en vitamine D sur le risque d’infection aiguĂ« des voies respiratoires, le rĂ©sultat est sans appel : la supplĂ©mentation en vitamine D est sĂ»re et elle protège contre l’infection aiguĂ« des voies respiratoires dans son ensemble. Dans ce mĂŞme journal britannique, on trouve d’ailleurs une autre Ă©tude indiquant que la supplĂ©mentation en vitamine D a rĂ©duit le risque de dĂ©cès par cancer de 16%.

D’autres Ă©tudes arrivent Ă  ce mĂŞme genre de conclusions. Mais la Vitamine D semble avoir d’autres vertus qui nous concerne actuellement, notamment au niveau de la libĂ©ration de cytokines inflammatoires, celles-lĂ  mĂŞme qui provoquent des dĂ©cès. D’ailleurs, dans le cas du COVID-19, nombreux sont les dĂ©cès dus Ă  ce qu’on appelle “l’orage cytokinique”. Or, de nombreuses Ă©tudes ont montrĂ© que manquer de vitamine D peut ĂŞtre un facteur de risque d’inflammation excessive, notamment au niveau pulmonaire.

Il y a donc des raisons de penser qu’un dĂ©ficit en vitamine D ne soit pas favorable face Ă  une infection respiratoire, et lorsque le système immunitaire est mis Ă  rude Ă©preuve.

Dans l’alimentation, vous retrouverez la vitamine D dans les ingrĂ©dients phares de l’alimentation pauvre en glucides, notamment l’huile de foie de morue, les poissons gras (saumon, hareng, anchois), le jaune d’Ĺ“uf, etc… Le problème, c’est que seule une exposition suffisante au soleil, ou une supplĂ©mentation, pourra couvrir vos besoins en vitamine D en hiver.

Comme nous l’avons vu dans le chapitre dĂ©diĂ© Ă  la Vitamine D, les recommandations officielles estiment les besoins journaliers en vitamine D Ă  800 U.I par jour. NĂ©anmoins, les chantres de la nouvelle vague de la nutrition vont bien au-delĂ  de ces recommandations. Par exemple, les spĂ©cialistes de la vitamine D, John Cannell et Bruce Hollis estiment qu’il faudrait avoir en permanence des taux compris entre 55 et 70 ng/mL.

C’est sur cette base-lĂ  qu’une formule a Ă©tĂ© mise au point, en considĂ©rant qu’il faudrait environ 75 UI par kg de poids de corps, soit :

75 UI * poids de corps = dosage en vitamine D recommandé

En d’autres termes, un adulte en bonne santĂ© pesant environ 75 kg, devrait donc se supplĂ©menter en vitamine D l’hiver Ă  hauteur de 75 * 75 = 5 625 UI environ par jour.

Le plus simple, pour adapter sa consommation de vitamine D, c’est de se supplĂ©menter avec de la vitamine D en gouttes, afin de pouvoir faire le bon dosage. Sinon, il suffira d’opter pour un produit en gĂ©lules dosĂ© approximativement selon vos besoins : ici, 2 Ă  3 comprimĂ©s par jour le matin suffiront Ă  remplir les besoins d’un adulte pesant entre 65 Ă  80 kg.

Pour rappel, la vitamine D est une vitamine liposoluble, qui peut ĂŞtre stockĂ©e par l’organisme en vue d’ĂŞtre libĂ©rĂ©e. Une fois la pĂ©riode de crise passĂ©e, ou tout simplement après la saison hivernale, nul besoin de se supplĂ©menter davantage si vous vous exposez au soleil de façon relativement rĂ©gulière, sans en abuser Ă©videmment.

Pour ma part, pour cet Ă©vĂ©nement exceptionnel oĂą je ne vais quasiment pas voir le soleil et suite Ă  un hiver oĂą je n’ai absolument pas Ă©tĂ© exposĂ© aux rayons du soleil, j’ai optĂ© pour la vitamine D de chez Solgar, dosĂ©e Ă  pas moins de… 10 000 U.I, que je prends environ une fois tous les 1 ou 2 jours !

 

2- Les acides gras oméga-3

Comme nous l’avons vu dans le chapitre dĂ©diĂ© Ă  la rĂ©partition idĂ©ale entre omĂ©ga-3, omĂ©ga-6, et omĂ©ga-9, nous sommes en dĂ©ficit d’omĂ©ga-3 dans l’alimentation occidentale moderne.

D’après l’ANSES (Agence nationale de sĂ©curitĂ© sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), la proportion d’omĂ©ga-3 / omĂ©ga-6 dans l’alimentation des Français est situĂ©e autour de 1/20 en faveur des omĂ©ga-6. Cela peut aller Ă  1/30 selon certaines Ă©tudes. Or, le ratio idĂ©al devrait se situer autour de 1/4, selon plusieurs Ă©tudes.

Et pour cause, des apports trop Ă©levĂ©s en omĂ©ga-6 (que l’on retrouve notamment dans l’huile de tournesol, les Ĺ“ufs, la viande, les cĂ©rĂ©ales, le lait et le fromage) et trop faibles en omĂ©ga-3 (que l’on retrouve dans les petits poissons gras, certains fruits de mer et fruits Ă  coque, et les lĂ©gumes verts Ă  feuille) seraient prĂ©judiciables sur la santĂ© gĂ©nĂ©rale, et pourraient entraĂ®ner une augmentation de l’inflammation, et une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, pour ne citer que ces problèmes-lĂ .

Or, dans le cas qui nous intĂ©resse aujourd’hui, Ă  savoir les complications respiratoires, les omĂ©ga-3 joueraient selon plusieurs Ă©tudes un rĂ´le dans la diminution d’une libĂ©ration excessive des cytokines inflammatoires. Autrement dit, ces acides gras permettrait de diminuer l’inflammation excessive typique de l’infection au COVID-19, et qui est responsable des complications respiratoire et pulmonaire.

Alors pour résumer, les oméga-3 ont bon nombre de vertus, parmi lesquelles, dans le cas qui nous intéresse ici :

  • Une diminution de la rĂ©ponse inflammatoire concernant les pathologies chroniques (polyarthrite, sinusite…).
  • Une participation Ă  la protection du système immunitaire, notamment dans la survenue de l’asthme.

Que ce soit pour des infections bactĂ©riennes ou virales, les omĂ©ga-3 sont hyper-importants. C’est pourquoi il faut consommer des aliments riches en omĂ©ga-3, au dĂ©triment des omĂ©ga-6, dont l’apport est objectivement trop important dans la sociĂ©tĂ© occidentale.

Et comme les choses sont bien faites, les omĂ©ga-3 se trouvent dans… les aliments phares de l’alimentation low-carb :

  • Poissons gras : maquereau, saumon, sardine, hareng.
  • Huiles d’olive et de colza.
  • Huile de lin.
  • Avocat.
  • Noix.
  • Graines de lin, de chia ou de chanvre.
  • Oeufs bio (label bleu-blanc-cĹ“ur si possible, marque Lustucru).
  • LĂ©gumes verts Ă  feuille.

Comme nous l’avons vu dans le chapitre dĂ©diĂ© aux omĂ©ga-3, ces derniers doivent obligatoirement ĂŞtre apportĂ©s par l’alimentation car l’organisme est incapable de les synthĂ©tiser par lui-mĂŞme, et une carence est nĂ©faste pour la santĂ©.

Selon les recommandations officielles, il faudrait consommer entre 0,5 et 1g d’omĂ©ga-3 par jour, et ils devraient constituer entre 1,3 et 1,9% des apports caloriques. Toutefois, certains scientifiques issus de la nouvelle Ă©cole de la nutrition recommandent de consommer 1 Ă  3 grammes d’omĂ©ga-3 d’origine marine par jour, notamment pour les sportifs occasionnels ou les personnes souhaitant renforcer leur organisme face Ă  un problème de santĂ©.

Pour ma part, j’opte en gĂ©nĂ©ral pour les omĂ©ga-3 de chez Solgar, mais aussi ceux de chez Nutrimea. Les omĂ©ga-3 de chez Solgar fournissent 2,4g avec deux gĂ©lules, ce qui est dans l’intervalle recommandĂ© pour une santĂ© optimale. Enfin, les meilleurs omĂ©ga-3 du marchĂ© semblent ĂŞtre ceux de chez UNAE, pour des raisons objectives liĂ©es Ă  la qualité  du produit, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de les essayer.

 

3- Le Magnésium Bisglycinate

Pour rappel, le magnésium participe au bon fonctionnement du système nerveux, permet de diminuer le cortisol, régule l’équilibre hydrique, améliore le métabolisme énergétique, et a des propriétés anti-inflammatoires. c’est un électrolyte absolument central pour l’organisme.

A l’instar des omĂ©ga-3 et de la vitamine D, la plupart des gens sont carencĂ©s en magnĂ©sium, pour un tas de raisons dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©e dans le chapitre rĂ©servĂ© Ă  ce sel minĂ©ral.

Certains mĂ©decins, nutritionnistes et experts de santĂ© se supplĂ©mentent eux-mĂŞme, Ă  titre personnel, en magnĂ©sium. Pour un adulte d’environ 80kg, les besoins tournent donc autour de 480mg par jour, et les pratiquants de l’alimentation pauvre en glucides recommandent de se supplĂ©menter Ă  hauteur de 400mg de magnĂ©sium par jour, en plus de ce qui est apportĂ© par l’alimentation.

Et en parlant d’alimentation, tous comme les autres supplĂ©ments Ă©voquĂ©s ici, le magnĂ©sium se retrouve lui aussi majoritairement dans les aliments pauvres en glucides que j’ai l’habitude de recommander sur Blooness : chocolat noir 100%, maquereaux, graines de chia, Ă©pinards cuits, avocats, noix du BrĂ©sil, choux, roquette, lĂ©gumes verts…

Concernant la supplĂ©mentation en magnĂ©sium, j’ai personnellement optĂ© pour le MagnĂ©sium Bisglycinate de chez Solgar, dosĂ© Ă  100mg par comprimĂ©. Les sportifs qui ont fait une grosse dĂ©pense Ă©nergĂ©tique sur une journĂ©e en prennent gĂ©nĂ©ralement entre 3 et 5, le soir de prĂ©fĂ©rence car le magnĂ©sium dĂ©tend, en vue d’amĂ©liorer la rĂ©cupĂ©ration musculaire et nerveuse.

Mais en mode confinement / survie et donc avec peu de dĂ©pense Ă©nergĂ©tique, 2 Ă  4 comprimĂ©s le soir devraient suffire, surtout si vous avez fait le plein de lĂ©gumes verts, comme je vous l’ai recommandĂ© dans la liste des aliments Ă  stocker en pĂ©riode de crise.

Attention, je vous recommande expressément la forme Bisglycinate du Magnésium, qui se caractérise par une très bonne biodisponibilité.

 

4- SĂ©lenium et Zinc

Il semblerait que la combinaison de sélénium et zinc permette de renforcer le système immunitaire.

En très bref, le zinc intervient dans la production des prostaglandines, qui a un rĂ´le anti-inflammatoire, il stabilise un certain nombre d’hormones (la thymuline, qui est essentielle pour la croissance, et l’insuline), et il a une action immunitaire non nĂ©gligeable.

Le sĂ©lĂ©nium, quant Ă  lui, est Ă©galement un oligo-Ă©lĂ©ment essentiel puisqu’il participe Ă  la dĂ©fense de l’organisme contre les radicaux libres en protĂ©geant les membranes cellulaires. Par ailleurs, il joue un rĂ´le hormonal de tout premier plan en intervenant dans la rĂ©gulation des hormones thyroĂŻdiennes et de la spermatogĂ©nèse. De plus, il aide Ă  lutter contre les inflammations, et mĂŞme contre certaines infections virales, notamment en stimulant l’immunitĂ©.

Mais attention, il ne faut pas abuser de cette supplémentation.

Pour ma part, j’ai choisi le produit de chez Pharma Nord, qui contient Ă©galement de la vitamine C, toujours bonne Ă  prendre, mĂŞme si son influence sur la santĂ© est toute relative, en regard de sa rĂ©putation.

 

Conclusion

Ces complĂ©ments ne conviennent pas forcĂ©ment Ă  tous, et certains trouveront forcĂ©ment quelque chose Ă  redire. Mais en gĂ©nĂ©ral, une combinaison de magnĂ©sium, vitamine D, zinc, sĂ©lĂ©nium et vitamine C ne devrait pas faire de mal Ă  votre organisme, Ă  la condition que dans votre Ă©tat de santĂ©, rien ne s’oppose Ă©videmment Ă  cette supplĂ©mentation. Enfin, les omĂ©ga-3, dont on manque cruellement, sont vivement recommandĂ©s.

D’autres complĂ©ments comme le collagène ou les protĂ©ines en poudre peuvent dĂ©panner, mais je ne les conseille pas sans la pratique d’un sport gourmand en Ă©nergie. Or, en pĂ©riode de confinement, Ă  moins d’avoir une salle de sport chez soi, inutile de surcharger l’organisme avec tout ça.

Enfin, pendant une pĂ©riode de confinement, je vous recommande de boire Ă©normĂ©ment d’eau tout d’abord.

En outre, dans le cas oĂą vous auriez optĂ© pour une alimentation faible ou modĂ©rĂ©e en glucides, avec des aliments sains et non transformĂ©s, je vous suggère Ă©galement de consommer plus de sel que d’habitude (du sel d’Himalaya si possible) afin de ne pas ĂŞtre carencĂ© en sodium, pour les raisons Ă©voquĂ©es dans le chapitre consacrĂ© Ă  l’importance du sodium dans l’alimentation low-carb. Je vous conseille Ă©galement de faire de l’exercice physique Ă  domicile, aussi bien pour la ligne que pour la santĂ© psychique, et de vous relaxer. En ce sens, le magnĂ©sium vous aidera Ă  atteindre ce dernier objectif.

J’espère vous avoir Ă©clairĂ© et je vous souhaite Ă  toutes et Ă  tous un bon confinement, prenez soin de vos proches, de vous et surtout de votre santĂ© !

Coronavirus : la liste des aliments faibles en glucides à privilégier pour le confinement (LONGUE CONSERVATION !)

16 Mar 2020 0 commentaire blooness

Bonjour Ă  tous.

Aujourd’hui, je souhaitais vivement partager avec vous ma liste ultime des aliments low-carb Ă  privilĂ©gier lors de vos courses au supermarchĂ©, en vue du confinement gĂ©nĂ©ralisĂ© mis en place afin de faire face Ă  l’Ă©pidĂ©mie de coronavirus (COVID-19) qui est en train de gagner le monde entier.

En effet, je suis allĂ© faire mon stock de d’aliments au supermarchĂ©, et j’ai constatĂ© que la plupart des gens se ruaient sur les rayons rĂ©servĂ©s aux produits Ă  fort index glycĂ©mique afin de faire leurs rĂ©serves.

Or, en tant que gourmet éclairé, si vous suivez un peu les conseils prodigués dans le guide Blooness, vous savez que ces aliments ne sont pas les meilleurs pour votre organisme en cas de confinement plus ou moins long.

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En effet, en plus de leur forte teneur en glucides, ces aliments sont en gĂ©nĂ©ral industriels, transformĂ©s, peu nutritifs, et sont susceptibles de vous donner plus faim qu’autre chose en titillant votre insuline, ce qui entraĂ®nera une surconsommation de nourriture, surtout dans une pĂ©riode de stress, et une sur-sollicitation de votre système digestif.

Je ne parle mĂŞme pas des dĂ©gâts que cela peut entraĂ®ner sur votre ligne, ni des pics de glycĂ©mie, et encore moins de ce que cela peut entraĂ®ner sur votre système immunitaire, dont la situation devrait vous pousser Ă  le booster le plus possible, plutĂ´t qu’Ă  l’entraĂ®ner sur un terrain inflammatoire.

Pour toutes ces raisons, je pense qu’il est prĂ©fĂ©rable de privilĂ©gier les ingrĂ©dients riches en bonnes graisses, modĂ©rĂ©es en protĂ©ines, et plus ou moins faibles en glucides – selon que vous soyez ou pas en cĂ©tose – afin d’armer au mieux votre organisme face Ă  la crise sanitaire. Ça tombe bien, ce sont gĂ©nĂ©ralement les ingrĂ©dients qui sont dĂ©laissĂ©s par les autres consommateurs.

C’est d’ailleurs un très bon exercice de survie, Ă  associer, pourquoi pas, au jeune intermittent.

Etant donnĂ© que j’ai moi-mĂŞme fait mes rĂ©serves de nourriture, je me suis dis qu’il serait judicieux de vous partager tout ce que j’ai achetĂ©, au cas oĂą le confinement devait durer longtemps.

J’ai Ă©videmment privilĂ©giĂ© les ingrĂ©dients et aliments pauvres en glucides et riches en bonnes graisses, mais j’ai aussi veillĂ© Ă  ce que les produits achetĂ©s puissent ĂŞtre conservĂ©s longtemps :

Exit donc le riz, les pâtes, le pain, les sucreries et autres produits industriels, et place Ă  des ingrĂ©dients sains et nutritifs, plus ou moins mĂ©diterranĂ©ens, tout Ă  fait compatibles aussi bien avec un rĂ©gime cĂ©togène, que dans le cadre d’une diète simplement modĂ©rĂ©e en glucides et relativement Ă©quilibrĂ©e.

Dans cette liste d’ingrĂ©dients, pensez Ă  rĂ©partir la consommation des produits comme tels afin d’avoir un bon rythme de digestion et de ne pas entraĂ®ner trop de surpoids :

  • le fromage plutĂ´t le matin, pour ceux qui en mangent, avec des oeufs et des lĂ©gumes ;
  • la viande plutĂ´t en milieu de journĂ©e, avec des lĂ©gumes cuisinĂ©s avec beaucoup de matières grasses ;
  • le poisson en conserve ou congelĂ© plutĂ´t le soir, avec un peu de matières grasses, et peu de lĂ©gumes.

Voici donc ma liste ultime des aliments Ă  acheter en supermarchĂ© en vue du confinement, et dont la conservation sera relativement bonne ! Si vous pensez qu’elle peut aider vos proches Ă  faire de meilleurs choix !

I. Les aliments low-carb Ă  congeler

Source : FilipFilipovic
  • Les lĂ©gumes keto connus : chou-fleur, brocoli, choux de Bruxelles, Ă©pinards, asperges, cĹ“ur d’artichauts, haricots verts, courgettes.
  • Les fruits keto connus : mĂ»res, framboises, myrtilles.
  • ProtĂ©ines animales keto de qualitĂ© : poulet, porc, bĹ“uf, agneau, petits poissons gras (maquereaux, sardines, saumon), fruits de mer.
  • ProtĂ©ines bas de gamme, pour les cheat bunker days : bacon, saucisses, merguez.
  • Pizzas keto prĂ©parĂ©es prĂ©alablement avec base de chou-fleur, puis congelĂ©es.
  • Oeufs Ă  congeler : vous pouvez prolonger leur conservation en les congelant. Pour cela, battez-les prĂ©alablement puis placez les dans une poche.

 

II. Les aliments low-carb pour le frigidaire, avec longue durée de conservation :

  • Beurre, beurre clarifiĂ© (6 mois).
  • Fromages Ă  pâte dure, qui peuvent se conserver longtemps, mais dont il ne faut pas abuser, idĂ©alement au lait de brebis ou de chèvre (3 mois).
  • Tofu (2 mois).
  • Oeufs (1 mois voire plus) : pour vĂ©rifier que l’Ĺ“uf est toujours bon, plongez-le dans un grand rĂ©cipient d’eau froide. S’il reste au fond, il est frais. S’il remonte lĂ©gèrement, il est encore bon, consommĂ© cuit. S’il flotte en surface, Ă©vitez de le consommer. VĂ©rifiez bien que sa coque n’a pas Ă©tĂ© endommagĂ©e sous peine d’ĂŞtre infectĂ© par une bactĂ©rie !
  • Mayonnaise, moutarde.
  • Soja Ă  la noix de Coco (voir DLC).
  • Avocats loin d’ĂŞtre mĂ»rs : 1 mois.

 

III. Les ingrédients low-carb à mettre au sec

  • Laits vĂ©gĂ©taux : noix de coco, amande, soja…
  • Graines de chia, noix de PĂ©can, Noix de Macadamia, Noix du BrĂ©sil…
  • Conserves de sardines et de maquereaux
  • PâtĂ© de porc et de poulet.
  • Jambon de parme, charcuterie sans additifs, Ă  consommer rarement.
  • LĂ©gumes en conserve : champignons, olives, poivrons farcis, cornichons, choucroute, tomates, Ă©pinards…
  • LĂ©gumineuses en conserve (lentilles, haricots, fèves, pois chiches) : en petite quantitĂ© et associĂ©es Ă  d’autres ingrĂ©dients, ils permettront de constituer des repas fidèles Ă  la diète mĂ©diterranĂ©enne, donc modĂ©rĂ©s (et non pas faibles) en glucides.
  • Oignons, ail, Ă©pices, et toutes sortes d’aromates, Ă©videmment…
  • Pour la cuisson : huile d’olive vierge extra première pression Ă  froid, huile de noix de coco, graisse de canard, lait de coco, beurre clarifiĂ©…
  • Chocolat noir 100%.
  • Tisanes.

VoilĂ  donc ma liste ultime, j’ai probablement oubliĂ© certaines choses, n’hĂ©sitez pas Ă  rebondir dans les commentaires si vous avez d’autres idĂ©es !

Si cette liste vous a aidĂ©, n’hĂ©sitez pas Ă  me le faire savoir, et si vous pensez qu’elle peut aider d’autres personnes, pensez Ă  la partager !

Dans le prochain post, je vous partagerai mon top des complĂ©ments alimentaires, vitamines et minĂ©raux Ă  privilĂ©gier pour le confinement ! Et pourquoi pas les meilleurs exercices Ă  faire chez soi afin de ne pas se momifier en attendant la fin de l’Ă©pidĂ©mie…

A très bientôt, et bon courage face à cette épreuve difficile !

Tout comprendre sur le traitement métabolique du Dr Laurent Schwartz

11 Dec 2019 2 comments blooness

Voici un rĂ©capitulatif complet du protocole de Laurent Schwartz, le cĂ©lèbre oncologue considĂ©rĂ© comme “iconoclaste” par certains de ses pairs. Dans les faits, il s’agit d’un traitement mis au point afin de freiner la croissance tumorale des cellules cancĂ©reuses, en se basant sur l’hypothèse mĂ©tabolique du cancer, selon laquelle cette maladie trouverait sa source dans une dĂ©faillance de l’activitĂ© mitochondriale des cellules de l’organisme, et une incapacitĂ© Ă  gĂ©rer la combustion du sucre.

Il n’existe Ă  ce jour pas de preuve officielle quant Ă  l’efficacitĂ© de ce traitement. Mais certains tĂ©moignages semblent montrer un mieux sur les personnes atteintes du cancer, et de nombreux internautes Ă  travers le monde se sont mis Ă  le tester, avec plus ou moins de succès.

Le raisonnement scientifique amenant à ce traitement intitulé METABLOC est détaillé dans les différents livres du docteur Laurent Schwartz, dont le célèbre Cancer : un traitement simple et non toxique.

Qui est Laurent Schwartz ?

Laurent Schwartz est un cancĂ©rologue français nĂ© en 1958. Il fut chercheur au National Cancer Institute puis rĂ©sident (interne) au Massachusetts General Hospital de l’UniversitĂ© de Harvard oĂą il se spĂ©cialise en radiothĂ©rapie-oncologie dans les annĂ©es 80, avant d’officier comme Praticien Hospitalier en France dans les annĂ©es 90.

Il est devenu cĂ©lèbre pour une thĂ©orie selon laquelle le cancer serait une maladie mĂ©tabolique au fonctionnement relativement “simple”, plutĂ´t qu’une maladie liĂ©e au gĂ©nome et considĂ©rĂ©e comme “obscure”.

Pour cela, il se base sur l’effet Warburg, Ă  savoir la chute du rendement Ă©nergĂ©tique de la cellule. Il rassemble alors des scientifiques de plusieurs bords afin de creuser cette piste, en pointant du doigt l’Ă©chec de la cancĂ©rologie moderne dans son ouvrage “MĂ©tastases : vĂ©ritĂ©s sur le cancer”, ce qui lui vaut d’ĂŞtre exclu de l’Assistance Publique des hĂ´pitaux de Paris, avant d’y ĂŞtre rĂ©intĂ©grĂ© par la suite.

Depuis, les internautes et de nombreux sites de ventes de complĂ©ments alimentaires se sont emparĂ©s du traitement qu’il a mis au point. De son cĂ´tĂ©, l’oncologue Laurent Schwartz tente de lancer des essais normĂ©s afin de confirmer ou d’infirmer les rĂ©sultats de son traitement, mais il semble s’ĂŞtre heurtĂ© Ă  des rouages administratifs relativement difficiles Ă  enclencher.

A l’origine, l’hypothèse de Warburg

Warburg, prix Nobel de mĂ©decine en 1931, avait observĂ© il y a un peu moins d’un siècle que les cellules cancĂ©reuses qui se dĂ©veloppaient rapidement possĂ©daient des taux de glycolyse jusqu’Ă  200 fois plus importants que les cellules normales originaires du mĂŞme tissu.

Otto H. Warburg, médecin, physiologiste et biochimiste allemand, lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1931.

Otto Warburg a donc Ă©mis le postulat selon lequel ce changement dans le mĂ©tabolisme constitue la cause fondamentale du cancer. Or, l’oncologie officielle actuelle considère cet “effet Warburg” comme rĂ©sultant d’une mutation gĂ©nĂ©tique plutĂ´t que comme une cause.

La théorie et les recherches de Laurent Schwartz

Une donnĂ©e fait toutefois consensus, c’est que l’activitĂ© mitochondriale des cellules tumorales est affectĂ©e. Le docteur Laurent Schwartz considère donc la baisse du rendement Ă©nergĂ©tique cellulaire – dont les mitochondries sont responsables – comme la source du cancer. Il s’agirait d’un vieillissement normal des mitochondries, qui ne parviennent plus Ă  brĂ»ler le glucose pour le transformer en Ă©nergie, entraĂ®nant une fermentation Ă  l’intĂ©rieur des cellules, qui grossissent et prolifèrent.

Laurent Schwartz va donc chercher, d’une certaine manière, Ă  relancer l’activitĂ© mitochondriale. Pour cela, lui et les scientifiques qu’il a rassemblĂ©s ont Ă©tudiĂ© tous les complĂ©ments alimentaires et mĂ©dicaments qui, simultanĂ©ment, permettent de redonner vie Ă  la mitochondrie le plus longtemps possible, afin de ralentir la croissance tumorale.

Après avoir fait une centaine de tests sur des souris, le groupe menĂ© par Laurent Schwartz a observĂ© dans un premier temps que la combinaison d’acide lipoĂŻque (activateur de la pyruvate desydrogĂ©nase) et d’hydroxycitrate (inhibiteur de la citrate lyase) entraĂ®nait une stabilisation des tumeurs implantĂ©es chez les souris.

Ce constat constituera la base du traitement mĂ©tabolique du cĂ©lèbre oncologue controversĂ©, qu’il mettra sur papier dans son livre Cancer : un traitement simple et non toxique. Dans ce livre, le cancĂ©rologue Ă  contre-courant recommande de diminuer drastiquement la consommation de sucre et de glucides, via un rĂ©gime cĂ©togène, couplĂ© Ă  la consommation de certains complĂ©ments alimentaires censĂ©s relancer l’activitĂ© mitochondriale.

Depuis, le docteur Laurent Schwartz suggère de coupler son traitement avec les traitements classiques (radiothĂ©rapie, chimiothĂ©rapie, etc…) qui sont dĂ©sormais plus ciblĂ©s, plus efficaces, et moins violents que par le passĂ©.

METABLOC : le traitement métabolique en pratique (doses, médicaments)

Le Docteur Laurent Schwartz a émis différents protocoles, que les internautes ont tour à tour essayé avec plus ou moins de succès.

Voici un tour d’horizon de ces protocoles.

Ce qui est mis Ă  disposition ci-dessous n’est Ă©videmment pas une prescription, ni mĂŞme une recommandation, mais une simple synthèse du traitement alternatif, qu’il faudra prendre avec des pincettes.

Il est judicieux, avant d’essayer quoique ce soit, de vous rapprocher d’un mĂ©decin, et de vous rendre sur le site du docteur Laurent Schwartz afin de s’assurer que les informations que vous trouverez ici sont toujours d’actualitĂ©.

Protocole n°1 : Hydroxycitrate + Acide Alpha-lipoïque

La combinaison de ces deux molécules constitue la base du METABLOC (le traitement métabolique du Dr Laurent Schwartz). Consommées ensemble, elles seraient parvenues à freiner la croissance tumorale sur les souris. Voici les doses recommandées.

  • Acide alpha-lipoĂŻque : 600 mg en injection intraveineuse lente ou 800mg le matin et 800mg le soir par voie orale. Le sodium R-lipoate peut remplacer l’acide alpha-lipoĂŻque.
  • Hydroxycitrate : 500 mg en comprimĂ©s, matin, midi et soir avant le repas.

L’acide alpha-lipoĂŻque est commercialisĂ© par le laboratoire Vitall+, et peut se commander sur le site Onaterra.

L’hydroxycitrate par Solgar est Ă©galement trouvable sur le site Onaterra.

 

Protocole n°2 : Le régime cétogène

La diète cĂ©togène est indissociable du premier protocole consistant Ă  combiner hydroxycitrate et acide alpha-lipoĂŻque. Il s’agit, au travers de cette alimentation de plus en plus mise en lumière Ă  travers le monde, de donner le moins de “carburant” possible aux cellules cancĂ©reuses, friandes de glucose.

Cela passe donc par :

  • La suppression totale des aliments Ă  fort index glycĂ©mique et forte charge glycĂ©mique : confitures, confiseries, pâtisseries, boissons sucrĂ©es…
  • La suppression totale de tous les fĂ©culents : pain, pâtes, riz, pomme de terre, polenta, haricots blancs et rouges, lentilles…
  • La suppression totale des fruits, exception faite des baies en quantitĂ© modĂ©rĂ©e.
  • La suppression des lĂ©gumes, exception faite de la plupart des lĂ©gumes verts.
  • L’augmentation importante des aliments gras : Ĺ“ufs, olives, avocats, huile d’olive, de coco qu’on mĂ©langera aux lĂ©gumes, fruits Ă  coques en quantitĂ© modĂ©rĂ©e, mayonnaise, viandes grasses, poissons gras, crème, beurre (idĂ©alement beurre ghee clarifiĂ©), certains fromages (et pas les yaourts et fromages Ă  base de lait de vache pasteurisĂ©).
  • La consommation modĂ©rĂ©e de protĂ©ines, car le corps peut fabriquer du glucose avec les protĂ©ines (nĂ©oglucogenèse) ; il ne faut pas dĂ©passer 1g de protĂ©ines par jour et par kilo de poids corporel ; (100 g de viande contiennent en moyenne 25 g de protĂ©ines ; 100 g de poisson 20 g de protĂ©ines, 100 g de fromage Ă  pâte dure 25 g de protĂ©ines).

Le guide Blooness regroupe une dizaine de chapitres consacré au régime cétogène, et à la façon de le mettre en place.

 

Protocole n°3 : le MMS ou dioxyde de chlore

Depuis un an, le Dr Laurent Schwartz a lancĂ© la piste du chlorite de sodium couplĂ© Ă  l’acide chlorhydrique. Si d’aucuns seront sceptiques quant Ă  l’efficacitĂ© d’un tel remède, d’autres se sont appropriĂ©s ce protocole. Il faut redoubler de vigilance avec ce protocole, qui est susceptible de provoquer des irritations, surtout lorsque le dosage est mal fait.

A l’origine, ce mĂ©lange aboutissant au dioxyde de chlore est autorisĂ© pour la purification chimique de l’eau du robinet et de l’eau de boisson, ainsi que pour maintenir l’eau des piscines libres de bactĂ©ries. Il est notamment utilisĂ© par certains randonneurs afin de purifier leur eau.

Le kit est vendu par certaines boutiques de compléments alimentaires, et il faut à chaque fois faire le mélange soi-même, via une pipette :

  • MĂ©langer 1 goutte d’acide chlorhydrique avec 1 goutte de chlorite de sodium dans un verre.
  • Attendre 3 minutes pour que se forme le dioxyde de chlore, de couleur ambrĂ©e.
  • Diluer dans un verre d’eau et boire tout de suite.

Le protocole va consister Ă  faire jusqu’Ă  10 prises par jour toutes les 2h, avant d’augmenter la prise ensuite jusqu’Ă  3 gouttes par prise.

 

Protocole n°4 : le bleu de méthylène

L’une des dernières pistes Ă©voquĂ©es par le courant du Dr Schwartz est le bleu de mĂ©thylène. Pour l’heure, impossible de connaĂ®tre le dosage recommandĂ©, celui-ci dĂ©pendant de chaque cas.

 

Protocole n°5 : les pistes annexes

D’autres supplĂ©mentations ont Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©es dans les livres du Dr Schwartz. Certaines sont le fruit d’expĂ©rimentations faites par d’autres oncologues, notamment aux Etats-Unis, et qui auraient donnĂ© des rĂ©sultats satisfaisants sur certains patients.

Certaines suivent Ă©galement la mĂŞme logique : diminuer la glycĂ©mie au maximum, afin de ne pas entraĂ®ner une fermentation des cellules dĂ©nuĂ©es d’activitĂ© mitochondriale suffisante, et relancer le mĂ©tabolisme.

  • La vitamine D, Ă  hauteur de 10 000 UI / jour
  • La “Low Dose Naltrexone” : il s’agit de Naltrexone Ă  très faible dose, Ă  hauteur de 3 Ă  4mg avant de dormir, prescrite uniquement sur ordonnance. On peut la commander sur ce site.
  • La metformine, un mĂ©dicament normalement prescrit contre le diabète, suggĂ©rĂ© jusqu’Ă  3g / jour.
  • Le Diclofenac (vendu sous le nom de Voltarène, 75mg) : anti-inflammatoire qui diminue l’entrĂ©e de glucose
  • Un inhibiteur de la pompe Ă  protons, par exemple l’omĂ©prazole : 20 Ă  40 mg par jour
  • Amiloride : 10 Ă  40 mg trois fois par jour. Sur ordonnance.
  • Un inhibiteur de l’anhydrate carboxylase, par exemple l’acĂ©talozamide (Diamox) : 250 mg par jour. Sur ordonnance.

Il est impossible de savoir quel(s) mĂ©dicament(s) il est recommandĂ© de prendre simultanĂ©ment, Ă  quel moment, dans quel contexte et Ă  quel Ă©tat d’avancement de la maladie, parmi tous ceux-lĂ . Il s’agit lĂ  d’une synthèse de toutes les pistes Ă©noncĂ©es par Laurent Schwartz lui-mĂŞme, ou par la mouvance qui tourne autour de la piste mĂ©tabolique du cancer.

Il faudra donc se faire suivre par un oncologue dĂ©jĂ  sensibilisĂ© Ă  la question, pour espĂ©rer avoir des pistes de solution. Malheureusement, beaucoup de malades se sentent dĂ©laissĂ©s par la mĂ©decine officielle, qui pour l’instant reste muette quant Ă  la piste mĂ©tabolique, et ne prĂ©conise que les traitements de chimiothĂ©rapie, sans aucun conseil sur le plan nutritionnel et sur la problĂ©matique du sucre.

Certains malades se lancent donc, Ă  leurs risques et pĂ©ril, dans la mĂ©dication parallèle, en partageant leurs rĂ©sultats sur Internet…

De son cĂ´tĂ©, le Docteur Laurent Schwartz continue sa croisade, avec pour l’instant peu de moyens allouĂ©s Ă  ses recherches. L’avenir lui donnera-t-il raison ?

Le guide ultime de l’alimentation cĂ©togène et low-carb high-fat

11 Dec 2019 0 commentaire blooness

Le rĂ©gime cĂ©togène (keto en Anglais) est un mode d’alimentation très particulier qui consiste Ă  remplacer les glucides (fĂ©culents et sucre) par les lipides (matières grasses), afin de pousser l’organisme Ă  se mettre en cĂ©tose, un Ă©tat au cours duquel il tire son Ă©nergie des cĂ©tones, des molĂ©cules produites par le foie, plutĂ´t que d’utiliser le glucose comme source d’Ă©nergie.

Retrouvez ce chapitre au format PODCAST :

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Cette façon de s’alimenter a Ă©tĂ© Ă  l’origine mise au point pour lutter contre l’Ă©pilepsie au dĂ©but du 20è siècle, avant de tomber en dĂ©suĂ©tude. Elle a Ă  nouveau eu le vent en poupe au dĂ©but du 21è siècle, pour ses effets impressionnants sur la perte de poids, ainsi que pour ses bienfaits supposĂ©s sur les maladies chroniques plus ou moins graves, allant de la simple allergie au cancer.

Sa version “soft” est le rĂ©gime low-carb high-fat, Ă©galement connue sous le nom de rĂ©gime Atkins, qui consiste Ă  rĂ©duire l’apport en glucides, toujours au profit des lipides, sans pour autant basculer en cĂ©tose nutritionnelle de façon permanente. L’alimentation low-carb high-fat est une manière pour certains individus sĂ©dentaires de ne pas surcharger l’organisme en glucose inutile, pouvant entraĂ®ner prise de poids et perte d’Ă©nergie.

On prĂŞte Ă  cette alimentation de multiples vertus sur la santĂ©, parmi lesquelles un regain d’Ă©nergie, une perte de poids, un taux de glycĂ©mie bas, ainsi que des effets encourageants sur certaines maladies chroniques comme le diabète ou le cancer, en complĂ©ment d’un traitement mĂ©dical.

Beaucoup trouvent un intĂ©rĂŞt Ă  rĂ©duire les glucides de leur alimentation, mais cela ne peut pas se faire du jour au lendemain, sans un minimum de connaissances sur le sujet. En effet, il existe un certain nombre d’obstacles qui pourraient entraver la bonne mise en place de ce type d’alimentation.

Dans ce guide, vous retrouverez toutes les informations pour apprendre Ă  dompter l’alimentation pauvre en glucides et riche en lipide. Outre les dĂ©finitions dĂ©taillĂ©es des rĂ©gimes low-carb et keto, vous apprendrez notamment :

  • quels aliments et quelles boissons il faut privilĂ©gier dans ces deux diètes
  • quels aliments sont bannis
  • quels complĂ©ments alimentaires sont indispensables pour la bonne mise en oeuvre de ce rĂ©gime
  • comment mettre en place ce type d’alimentation dans un contexte de maladie chronique, avec entres autres, le traitement mĂ©tabolique du Dr Laurent Schwartz
  • comment faire pour “vĂ©ganiser” le rĂ©gime cĂ©togène
  • et bien d’autres enseignements…

Ce guide ultime de l’alimentation cĂ©togène et pauvre en glucides constitue le premier chapitre du guide Blooness, un livre blanc de dĂ©veloppement personnel qui synthĂ©tise les meilleures pratiques liĂ©es au style de vie et Ă  l’alimentation en vue d’amĂ©liorer sa santĂ©, augmenter son Ă©nergie, et maximiser son espĂ©rance de vie.

Avant de rentrer dans le vif du sujet sur le l’alimentation pauvre en glucides, je vous invite Ă  d’abord nous pencher sur ce qui a bien pu se passer, dans l’histoire du 20è siècle, pour que notre alimentation soit principalement d’origine glucidique, plutĂ´t que lipidique.

Pour rappel, les aliments riches en glucides sont par exemple le lait, les féculents (riz, pâtes, céréales), les légumineuses, les fruits, les légumes, les jus, les biscuits, les sodas, les bonbons, les gâteaux, et autres produits du commerce.

Les lipides sont des matières grasses, contenues plutôt dans les petits poissons gras, les huiles végétales, les oléagineux, les avocats, les viandes, le fromage, le beurre, mais aussi dans les fritures et certains produits industriels transformés.

Dans l’imaginaire commun, manger gras ferait grossir. Or, il se pourrait bien que ce soit l’inverse. Faisons un petit saut dans le passĂ©…

Sommaire du guide ultime de l’alimentation cĂ©togène et low-carb high-fat

I. Aux origines de la prédominance du sucre et des glucides

Comprenez pourquoi et comment le sucre, et plus globalement les glucides, ont constitué le socle de notre alimentation, envers et contre toute logique diététique et sanitaire.

La naissance du lobby du sucre
Les thĂ©ories d’Ancel Keys
La chasse aux matières grasses par le lobby agro-industriel
Le retour en grâce du gras

 

II. Introduction aux diètes Low Carb High Fat et Cétogène pour les débutants

La diminution des glucides est le pilier n°1 de l’alimentation Blooness. Dans cette partie, vous allez apprendre les bases et comment débuter ce type d’alimentation.

Le régime Low Carb High Fat
Comprendre la diète cétogène
LCHF ou Keto, quoi choisir ?
Quoi manger en régime cétogène ?
Quoi boire en régime cétogène ?
Les aliments à bannir en régime cétogène / LCHF

 

III. L’alimentation cétogène et Low Carb High Fat, mode expert

Le bon ratio Oméga-3, 6 et 9
La cuisson des matières grasses
Le Magnésium en régime cétogène ou LCHF
L’importance du Sodium en régime cétogène ou LCHF
Le Potassium en régime cétogène ou LCHF
La Vitamine D en régime cétogène ou LCHF : voir le chapitre « Vitamine D »
Conclusion sur les compléments alimentaires à prendre en cétose ou low-carb

LCHF / CĂ©to et perte de graisse
LCHF / Keto et véganisme
Régime cétogène et cancer : le protocole du Dr Schwartz

Quels compléments alimentaires en régime cétogène ou low-carb high-fat ?

09 Dec 2019 0 commentaire blooness

Lorsque l’on dĂ©marre une alimentation pauvre en glucides, voire une diète cĂ©togène avec moins de 50 grammes de glucides quotidiens, nous passons gĂ©nĂ©ralement par une phase de fatigue gĂ©nĂ©rale. Cette fatigue, qui dure gĂ©nĂ©ralement entre quelques jours Ă  plusieurs semaines, est une sorte de phase d’adaptation pour l’organisme.

NĂ©anmoins, il ne faut pas confondre cette fatigue, qui est censĂ©e ĂŞtre temporaire, avec une fatigue gĂ©nĂ©ralisĂ©e et durable dans le temps, qui peut ĂŞtre liĂ©e Ă  une carence accrue en divers Ă©lectrolytes qui sont absolument indispensables, qui plus est dans le cadre d’une alimentation pauvre en glucides.

Il se trouve qu’en diète cĂ©togène tout particulièrement, et en rĂ©gime low-carb high-fat, notre organisme s’expose certaines carences.

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Les 3 Ă©lectrolytes Ă  surveiller en alimentation pauvre en glucides

Nous avons dĂ©jĂ  dĂ©taillĂ© l’intĂ©rĂŞt de chaque sel minĂ©ral dans le cadre d’une alimentation low-carb, ou cĂ©togène, et cet article constitue ainsi un rĂ©sumĂ© concis de tout ce qui a Ă©tĂ© dit prĂ©cĂ©demment dans le guide Blooness.

Quels dosages en magnésium, potassium, sodium en diète cétogène ou low-carb ?

Dosage en magnésium

Concernant le magnĂ©sium, il est recommandĂ© de se supplĂ©menter via un apport d’environ 400mg par jour, ce qui est sans danger pour une personne n’ayant aucun problème de reins. IdĂ©alement, il faut prendre le comprimĂ© lors d’un repas.

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Par ailleurs, il est recommandĂ© de privilĂ©gier le maquereau, les Ă©pinards cuits, les avocats, le chocolat noir, le chou, la roquette, les lĂ©gumes verts, qui sont Ă  la fois riches en magnĂ©sium, et “keto-compatibles”.

En savoir plus sur l’importance du magnĂ©sium en alimentation low-carb.

 

Dosage en potassium

En ce qui concerne le potassium, les besoins sont de 4,7g / jour, quelque soit le type d’alimentation. Mais le taux de potassium doit rester dans cette fourchette, sans aller trop au-delĂ , sous peine de s’exposer Ă  des risques de santĂ©.

C’est pourquoi il est conseillĂ© de surveiller son taux de potassium, et de privilĂ©gier l’apport en potassium via l’alimentation seule, et pas via une supplĂ©mentation.

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Les avocats, la bette Ă  carde, les Ă©pinards, les champignons, les choux de bruxelles, le brocoli, le saumon, le maquereau et le persil suffiront tour Ă  tour Ă  fournir la quantitĂ© nĂ©cessaire de potassium, s’ils sont consommĂ©s rĂ©gulièrement. Tous ces ingrĂ©dients sont Ă©videmment pauvres en glucides.

Concernant le persil, l’une des façons les plus simples de le consommer en quantitĂ© suffisante, est d’opter pour le taboulĂ© libanais, dont l’ingrĂ©dient principal est le persil, et qui peut se manger sans faim.

En savoir plus sur l’importance du potassium en alimentation low-carb.

 

Dosage en sodium

L’apport en sodium recommandĂ© par les chantres de l’alimentation pauvre en glucides s’Ă©lève Ă  environ 4 000 Ă  7 000 milligrammes de sodium chaque jour, soit 2 Ă  3 cuillerĂ©es Ă  cafĂ© de sel.

IdĂ©alement, privilĂ©giez le vĂ©ritable sel de mer ou encore le sel rose d’Himalaya.

En savoir plus sur l’importance du sodium en alimentation low-carb.

 

L’importance de l’eau en diète cĂ©togène

Outre les 3 Ă©lectrolytes dĂ©sormais connus pour les experts de l’alimentation pauvre en glucides (que sont le magnĂ©sium, le potassium et le sodium), l’eau joue Ă©galement un rĂ´le central. En effet, en diète cĂ©togène tout particulièrement, l’organisme a tendance Ă  perdre beaucoup d’eau, et avec elle les minĂ©raux citĂ©s Ă  l’instant.

Les recommandations officielles concernant l’eau sont d’environ 1,5L par jour. Nous pouvons aisĂ©ment monter au-delĂ  de 2L.

 

L’importance de la vitamine D

En alimentation pauvre en glucides, on loue souvent les mĂ©rites de la vitamine D. Dans les pays au climat tempĂ©rĂ©, on en manque cruellement, quelque soit le type d’alimentation choisie.

C’est pourquoi, que l’on soit en diète keto ou pas, il est recommandĂ© de se supplĂ©menter autour de 2 000 Ă  6 000 UI par jour, en fonction de son poids, et de son exposition au soleil.

En savoir plus sur l’importance de la vitamine D.

L’importance du potassium en rĂ©gime cĂ©togène ou low-carb high-fat

01 Dec 2019 0 commentaire blooness

Tout comme le sodium et le magnĂ©sium, le potassiumdont nous avions dĂ©crit les bienfaits et l’importance dans le chapitre thĂ©orique qui lui est dĂ©diĂ© – fait partie des trois minĂ©raux qu’il ne faut pas sous-estimer en rĂ©gime cĂ©togène ou simplement pauvre Ă  modĂ©rĂ© en glucides.

En effet, cet Ă©lectrolyte (K+) agit sur plĂ©thore de transmissions nerveuses, et sur l’Ă©quilibre du liquide intracellulaire. Voyons ensemble pourquoi et comment gĂ©rer ce sujet absolument central dans le cas d’une alimentation riche en fibre, pauvre en glucides, et riche en matières grasses !

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Comment expliquer les carences en potassium lors d’une alimentation keto ou low-carb ?

Pourquoi diable l’organisme prĂ©sente-t-il une carence en potassium dans le cadre d’un rĂ©gime cĂ©togène ? Parce qu’en cĂ©tose, l’organisme a tendance Ă  perdre beaucoup d’eau.

D’ailleurs, c’est l’un des trompe-l’Ĺ“il lorsqu’on dĂ©marre un rĂ©gime cĂ©togène : la perte de poids importante au dĂ©but du rĂ©gime cĂ©togène est en grande partie liĂ©e Ă  une perte d’eau et de glycogène, avant que le corps finisse par s’attaquer aux rĂ©serves de graisses stockĂ©es dans l’organisme.

Or, en cas de perte d’eau, l’organisme rĂ©agit en rĂ©absorbant du sodium, et en excrĂ©tant davantage de potassium par les urines, dans le but de maintenir l’Ă©quilibre biochimique.

Il faudra donc compenser cette perte de potassium via l’alimentation. Surtout que ce minĂ©ral est très important pour l’organisme.

 

Le rĂ´le du potassium dans l’organisme

Comme nous l’avons vu dans le chapitre gĂ©nĂ©ral sur le potassium, ce dernier influe sur de nombreuses fonctions de l’organisme, en association avec le sodium. Voici un rapide tour d’horizon.

La transmission nerveuse

Alors que le sodium agit Ă  l’extĂ©rieur des cellules, le potassium agit quant Ă  lui Ă  l’intĂ©rieur des cellules. Son action garantit les transmissions nerveuses aux muscles qui peuvent alors se contracter. Si le taux de potassium est trop bas, la capacitĂ© Ă  gĂ©nĂ©rer un influx nerveux est affectĂ©e.

La contraction musculaire

Comme nous venons de le voir, un taux de potassium trop bas peut dĂ©grader la capacitĂ© Ă  gĂ©nĂ©rer des influx nerveux. L’une des consĂ©quences sera la difficultĂ© pour l’organisme Ă  rĂ©guler la contraction du muscle, entraĂ®nant ainsi sa dĂ©gradation. Dans le cas d’une pratique sportive, une carence en potassium peut donc s’avĂ©rer contre-productive.

Potassium et santé cardiovasculaire

Le potassium agit non seulement dans la contraction des muscles, mais aussi et surtout dans celle du cœur. Quand il y a carence en potassium, ou excès, cela a des conséquences sur le rythme cardiaque, et la capacité du cœur à amener le sang au cerveau, aux muscles et aux organes.

 

Les symptĂ´mes d’une carence en potassium

Tout comme pour une carence en sodium, avec qui le potassium est étroitement lié, une carence en potassium entraîne parfois le même genre de symptômes :

  • La fatigue ;
  • les crampes musculaires ;
  • les ballonnements, la constipation, la paresse intestinale et les douleurs abdominales

 

Quel est le dosage idéal de potassium ?

Le dosage recommandĂ© par les autoritĂ©s sanitaires est d’environ 4 700 mg par jour. Cependant, l’apport moyen en potassium des Canadiens et des AmĂ©ricains est insuffisant selon une Ă©tude, qui l’a estimĂ© Ă  seulement 2 300 mg chez les femmes et 3 100 mg chez les hommes.

Quelques aliments généralistes riches en potassium

Mais attention, cela ne veut pas dire qu’il faut se supplĂ©menter en excès. Votre taux de potassium dans le sang doit rester dans une fourchette Ă©troite, et en prendre trop sous une forme concentrĂ©e peut ĂŞtre dangereux, surtout si vous prenez certains mĂ©dicaments ou si vous souffrez d’une maladie rĂ©nale.

Il est donc préférable que le potassium soit absorbé par la nourriture autant que possible.

 

Les aliments cétogènes et low-carb riches en potassium

Nous avions vu dans le chapitre rĂ©servĂ© au potassium le top des aliments riches en potassium. Voyons maintenant, dans le cadre d’une alimentation pauvre en glucides, quels aliments compatibles avec une telle alimentation pourraient apporter les fameux 4,7g / jour de potassium.

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Top 10 des aliments cétogènes ou low-carb riches en potassium :

  1. Avocat : 1g de potassium par avocat d’environ 200g.
  2. Bette cuite (ou blette) : 950mg de potassium par botte de 175g.
  3. Épinards cuits : 840mg de potassium par botte de 180g.
  4. Champignons cuits : 550mg de potassium pour 150g de champignons.
  5. Choux de Bruxelles : 500mg de potassium pour 160g de choux.
  6. Brocoli cuit : 460mg de potassium pour 160g de brocoli.
  7. Saumon : 400mg pour 100g.
  8. Maquereau : 350mg de potassium pour 100g.
  9. Artichauts : 345mg de potassium par artichaut moyen (121 grammes).
  10. Persil : 500mg pour 100g -> vous pouvez consommer le persil en quantitĂ© dans le taboulĂ© libanais (cuisinĂ© avec pas ou peu de boulgour). Les autres herbes aromatiques (basilic, cerfeuil, estragon, etc…) sont Ă©galement riches en potassium, et Ă  consommer sans modĂ©ration. Elles sont de toute façon bleues-compatibles.

 

La réhydratation : un élément central en régime cétogène

Dans le cadre d’une alimentation pauvre en glucides, nous avons vu prĂ©cĂ©demment que l’organisme avait tendance Ă  perdre beaucoup d’eau, libĂ©rant par la mĂŞme occasion les rĂ©serves de potassium.

C’est pour cette raison que non seulement il ne faut pas nĂ©gliger les aliments riches en potassium, afin de compenser la perte, mais il faut Ă©galement boire Ă©normĂ©ment d’eau. IdĂ©alement, au moins 2 litres d’eau par jour.

Enfin, il ne faut pas non plus oublier d’augmenter son apport en sodium, qui va de pair avec le potassium, dans un contexte de compensation en alimentation cĂ©togène.

 

Conclusion

Comme vous pouvez le constater, dans le cadre d’une alimentation pauvre en glucides, il n’est pas compliquĂ© de tendre vers les 4,7g / jour de potassium consommĂ©. Il suffit de manger par exemple un avocat, des Ă©pinards au beurre ou des champignons par exemple en guise d’accompagnement d’un dĂ©jeuner, un peu de saumon ou de maquereau accompagnĂ© de brocolis, et une salade de taboulĂ© libanais par exemple en guise d’entrĂ©e.

CouplĂ© Ă  une consommation d’eau importante, et un ajustement de son apport en sodium, les symptĂ´mes de fatigue liĂ©s Ă  une diminution des glucides ne devraient pas durer, et votre Ă©quilibre sodium / potassium devrait ĂŞtre plus ou moins optimal.

L’importance du Sodium en rĂ©gime cĂ©togène ou low-carb high-fat

30 Nov 2019 0 commentaire blooness

Souvenez-vous. Nous avions abordĂ© ensemble l’intĂ©rĂŞt du Sodium dans le chapitre qui lui Ă©tait rĂ©servĂ©. Dans ce chapitre, nous avions vu que l’alimentation “standard” Ă©tait certes dĂ©jĂ  plus ou moins riche en sodium, mais elle Ă©tait surtout trop riche en glucides d’une part, et chargĂ©e d’aliments malsains d’autre part.

Or, Ă  partir du moment oĂą l’on dĂ©cide de se lancer dans l’alimentation Blooness, cela passe par un rĂ©Ă©quilibrage de ses macronutriments, et notamment une diminution drastique des (mauvais) glucides, pour les raisons que nous avons dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©es auparavant dans ce guide.

En diminuant les glucides, nous tendons alors vers une alimentation low-carb high-fat, et parfois cĂ©togène pour certains. Or, lorsqu’on bascule en alimentation pauvre en glucides, l’organisme risque de manquer cruellement de sodium. Et les recommandations des pouvoirs publics en termes de dosage risquent d’ĂŞtre bien en-dessous des vĂ©ritables besoins.

 

Rappels généraux sur le sodium

Le sodium est un minĂ©ral que l’on trouve naturellement en petites quantitĂ©s dans de nombreux aliments tels que la viande, le lait, le yaourt, certains fruits tropicaux et les lĂ©gumes tels que les artichauts, le cĂ©leri, les betteraves et les algues.

On en trouve Ă©galement dans le bicarbonate de soude, utilisĂ© dans les boulangeries, laboratoires et restaurants afin de lever la pâte ou faire des biscuits. On en trouve enfin dans le sel, qui est abondamment utilisĂ© dans l’alimentation occidentale standard.

Le sodium est l’Ă©lectrolyte le plus prĂ©sent dans le liquide extra-cellulaire, et il joue un rĂ´le central – et pourtant mĂ©connu – dans diffĂ©rentes fonctions importantes de l’organisme.

Il assure notamment la transmission de l’influx nerveux au niveau des neurones, en association avec le potassium. Il a une influence sur le plan hormonal, sur l’Ă©lasticitĂ© des cellules, et intervient Ă©galement dans la contraction des muscles, dans la rĂ©gulation du pH sanguin et du volume d’eau dans le sang et les cellules.

 

Conversion Sel > Sodium

Il faut faire la distinction entre le sodium et le sel, afin de ne pas se tromper dans les dosages. Le sel est en fait du sodium combinĂ© avec du chlorure, un autre minĂ©ral. Ce qui donne du chlorure de sodium, en termes d’appellation.

Le sel est souvent utilisé pour saler les plats et leur apporter plus de goût, ou alors pour améliorer leur conservation.

En termes de répartition, le chlorure de sodium (donc le sel) contient environ 40% de sodium. Par conséquent, 5 grammes de sel (environ 1 cuillère à café) contiennent environ 2 grammes de sodium.

 

Pourquoi il faut augmenter la consommation en sel dans une alimentation pauvre en glucides

Une diminution des glucides entraîne une diminution du sodium

Comme expliqué juste avant, une grande partie des apports en sodium provient de la viande, du lait, des yaourts, et des plats transformés.

A partir du moment oĂą nous dĂ©cidons de diminuer les glucides, cela entraĂ®ne de facto une diminution de la consommation des plats transformĂ©s, comme le pain, les biscuits (qui utilisent le bicarbonate de soude), les plats prĂ©parĂ©s riches en sel afin d’amĂ©liorer leur conservation dans le temps, etc…

En d’autres termes, la consommation de sodium va diminuer, et celle-ci doit ĂŞtre compensĂ©e afin de ne pas se retrouvĂ© carencĂ©.

La diminution d’insuline entraĂ®ne une perte du sodium contenu dans l’organisme

Lorsque la consommation de glucides est considĂ©rablement rĂ©duite, les taux sanguins d’insuline diminuent, entraĂ®nant une perte de sel dans les urines. En effet, les reins relâchent les fluides, ce qui entraĂ®ne une perte des Ă©lectrolytes, avec au premier rang, le sodium.

L’objectif est donc d’empĂŞcher une carence en sodium en augmentant sa consommation, idĂ©alement avec beaucoup d’eau, chaque jour. Si le sodium n’est pas remplacĂ©, vous dĂ©velopperez probablement les symptĂ´mes dĂ©sagrĂ©ables de la «grippe cĂ©togène», notamment des maux de tĂŞte et un sentiment de fatigue.

 

Quel dosage de sel en régime cétogène / low carb ?

Quantité suggérée de sel en régime cétogène :

Pour accompagner la céto-adaptation et être maintenu en cétose dans de bonnes conditions au-delà de la période de transition, il est suggéré de consommer environ 4 000 à 7 000 milligrammes de sodium chaque jour, ce qui correspond environ à 2 à 3 cuillerées à café de sel, en fonction des besoins de chacun.

En régime low-carb, on serait un peu en-dessous en termes de dosage.

En termes de choix, prĂ©fĂ©rez le vĂ©ritable sel de mer ou le sel rose d’Himalaya au sel industriel.

Enfin, il est bon d’adapter la quantitĂ© de sel consommĂ©e en fonction de votre Ă©tat de santĂ©, de la tempĂ©rature, de votre niveau d’activitĂ© sportive, etc… Si par exemple vous n’avez aucune contre-indication vis-Ă -vis du sel, que vous avez une alimentation saine, Ă  partir de produits bruts, pauvre ou au moins modĂ©rĂ© en glucides, et que vous pratiquez du sport d’endurance en plein Ă©tĂ©, il est recommandĂ© d’augmenter davantage votre consommation de sel.

 

Est-ce que le fait de consommer plus de sel présente des risques ?

De nouvelles voix dans le monde de la nutrition s’Ă©lèvent de plus en plus contre la croyance populaire selon laquelle il faudrait limiter le sel au maximum.

En effet, toutes les recherches sur les effets du sodium ont Ă©tĂ© menĂ©es chez des personnes qui suivent un rĂ©gime occidental “standard”. Cela signifie que la majeure partie du sel provient probablement d’aliments transformĂ©s Ă  haute teneur en glucides, et non de vrais aliments comme les viandes et les lĂ©gumes avec du sel ajoutĂ©.

Plusieurs Ă©tudes ont dĂ©montrĂ© que les rĂ©gimes faibles en glucides et cĂ©togènes – sans restriction de sel – pouvaient aider Ă  rĂ©duire l’hypertension, le tour de taille et les niveaux Ă©levĂ©s de sucre dans le sang et d’insuline.

Les donnĂ©es sur le sel sont actuellement loin d’ĂŞtre unanimes. Et d’ailleurs, les recommandations Ă©voluent et ne sont pas les mĂŞmes selon les organismes.

A la question de savoir s’il faut ou pas rĂ©duire sa consommation en sel, la rĂ©ponse est qu’il serait judicieux de diminuer votre consommation de sel si votre alimentation est “standard”, mais de l’augmenter drastiquement si votre alimentation est pauvre en glucides et riche en fibres, en matières grasses et modĂ©rĂ©e en protĂ©ines.

 

Consommation de sel et problèmes de santé : est-ce compatible ?

Voyons ensemble ce que dit la science au sujet du sel, en fonction des problèmes de santé connus.

Sel et hypertension

Concernant les personnes souffrant d’hypertension, la mĂ©decine recommande de diminuer leur consommation de sel. Toutefois, lĂ  encore, les Ă©tudes divergent :

  • Selon une Ă©tude de 2015, la consommation de sel rĂ©duit la tension artĂ©rielle de 5 points en moyenne Ă  court terme, ce qui est une rĂ©duction modeste, eu Ă©gard de la privation que cela entraĂ®ne pour l’organisme.
  • Dans cette Ă©tude datant de 2011, la rĂ©duction du sel a entraĂ®nĂ© une diminution de 3,5% de la pression artĂ©rielle en moyenne, mais a entraĂ®nĂ© des effets indĂ©sirables pour l’organisme, poussant les auteurs de l’Ă©tude Ă  conclure qu’ils “ne savent pas si les rĂ©gimes pauvres en sel amĂ©liorent ou aggravent les consĂ©quences sur la santĂ©” de manière globale.
  • Enfin, d’autres chercheurs suggèrent dans une Ă©tude datant de 2006 de revoir l’alimentation globale, afin de favoriser la perte de poids et rĂ©duire la rĂ©sistance Ă  l’insuline, plutĂ´t que de diminuer le sel. L’alimentation pauvre en glucides pourrait ainsi constituer une piste.

Sur l’hypertension, il serait donc judicieux de diminuer ou au moins modĂ©rer sa consommation de sel.

 

Sel et maladie cardiaque

Il est gĂ©nĂ©ralement conseillĂ© aux personnes atteintes de maladies cardiovasculaires de rĂ©duire leur consommation de sel dans le cadre d’un «rĂ©gime alimentaire sain pour le cĹ“ur», mais voici ce que les recherches ont en rĂ©alitĂ© rĂ©vĂ©lĂ© :

  • Dans le cas de l’athĂ©rosclĂ©rose, une maladie cardiaque touchant les artères, une Ă©tude datant de 2018 a effectivement montrĂ© qu’une rĂ©duction de sodium entraĂ®nait une meilleure Ă©lasticitĂ© artĂ©rielle, sans pour autant aborder les effets Ă  long terme sur la santĂ© artĂ©rielle.
  • D’autres grandes Ă©tudes comme celle-ci datant de 2018 ont montrĂ© qu’un apport faible en sodium Ă©tait associĂ© Ă  une dĂ©gradation des rĂ©sultats cardiovasculaires, probablement due aux altĂ©rations hormonales de l’aldostĂ©rone et de l’adrĂ©naline, qui font partie des “effets indĂ©sirables d’une rĂ©duction de sodium”.
  • Concernant l’insuffisance cardiaque congestive, il est Ă©galement recommandĂ© d’Ă©viter le sel, alors que cette pratique ne repose sur aucune source fiable, selon une autre Ă©tude datant de 2018.

LĂ  encore, la question de savoir si un apport rĂ©duit en sodium amĂ©liore la santĂ© n’est toujours pas rĂ©solue.

 

Sel et diabète

En ce qui concerne la consommation de sel, et donc de sodium, et ses consĂ©quences sur le diabète, la science ne parle toujours pas d’une seule et mĂŞme voix.

  • Selon cette Ă©tude observationnelle datant de 2011, les personnes atteintes de diabète de type 2 qui consommaient le moins de sodium couraient un risque accru de dĂ©cès prĂ©maturĂ© par maladie cardiaque ou d’autres causes par rapport Ă  celles qui consommaient le plus de sodium.
  • Une autre Ă©tude observationnelle rĂ©alisĂ©e en 2011 auprès de personnes atteintes de diabète de type 1 a montrĂ© que les apports les plus Ă©levĂ©s et les plus faibles en sodium Ă©taient liĂ©s Ă  un risque accru de dĂ©cès prĂ©maturĂ© et de dĂ©veloppement d’une insuffisance rĂ©nale.
  • Les rĂ©sultats des Ă©tudes expĂ©rimentales sont mitigĂ©es : la restriction en sodium peut entraĂ®ner de lĂ©gères amĂ©liorations de la pression artĂ©rielle et de la fonction rĂ©nale chez les personnes atteintes de diabète de type 2 selon cette Ă©tude datant de 2018, et pour les personnes atteintes de diabète de type 1, la restriction en sel pourrait avoir des effets nĂ©fastes sur la santĂ© des reins.
  • Enfin, plusieurs Ă©tudes dont celle-ci datant de 1998, ont montrĂ© qu’une consommation insuffisante en sel pouvait aggraver la rĂ©sistance Ă  l’insuline chez les adultes atteints de diabète de type 2 ou exacerber une baisse de la tolĂ©rance au glucose chez les personnes prĂ©-diabĂ©tiques.

En d’autres termes, ces Ă©tudes montrent que les diabĂ©tiques souffrant d’hypertension devraient Ă©viter des apports très Ă©levĂ©s en sodium (plus de 6 grammes par jour). Dans le mĂŞme temps, une restriction sĂ©vère en sodium chez tous les diabĂ©tiques pourrait faire plus de mal que de bien.

 

Sel et insuffisance rénale

En ce qui concerne les personnes souffrant d’insuffisance rĂ©nale, les Ă©tudes ont montrĂ© qu’une consommation modĂ©rĂ©e de sodium, pourrait ĂŞtre adaptĂ©e.

 

Conclusion

Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver, tellement les thĂ©ories relatives Ă  l’alimentation et Ă  la diĂ©tĂ©tique divergent. Le sel et le sodium ne dĂ©rogent pas Ă  cette règle. Beaucoup de thĂ©ories s’affrontent Ă  leur sujet.

NĂ©anmoins, l’interprĂ©tation des diffĂ©rentes Ă©tudes tend Ă  montrer que dans le cas d’une alimentation pauvre en glucides, nous avons tout intĂ©rĂŞt Ă  augmenter notre consommation de sel selon le dosage recommandĂ© prĂ©cĂ©demment, et Ă  la modĂ©rer sans pour autant la diminuer de façon extrĂŞme dans le cadre d’une alimentation occidentale standard.

Evidemment, l’idĂ©e avec le guide de l’alimentation Blooness, serait de tendre vers la première option, Ă  savoir une alimentation pauvre sinon modĂ©rĂ©e en glucides, et plus riche en lipides et en fibres. Autrement dit, plus nous mangeons “sain”, plus il faut prendre l’habitude de saler nos salades et nos plats, dans le cas oĂą nous avions pris l’habitude de supprimer le sel de notre alimentation afin de se caler sur les recommandations officielles et relatives Ă  une alimentation très transformĂ©e.

Pour les personnes souffrant de maladies telles que l’insuffisance rĂ©nale ou l’hypertension, le diabète ou encore des maladies cardiaques, il faudrait Ă©videmment voir cela avec son mĂ©decin, en fonction de ses analyses mĂ©dicales et de son Ă©tat de santĂ©.