Le chrome : l’essentiel à savoir sur cet oligoélément anti-sucres

23/09/2019 0 commentaire Valérie Categories Partie 1 : rappels théoriques sur l'alimentation

Le chrome ne compte pas parmi les oligo-éléments essentiels à l’organisme. Mais il possède de nombreuses propriétés utiles dans le traitement et la prévention des maladies cardiovasculaires, du diabète et pour lutter contre l’obésité. Véritable atout minceur, le chrome joue un rôle important dans la régulation de la glycémie. Cependant, il convient d’en connaître les caractéristiques pour éviter tout surdosage, pouvant provoquer des conséquences néfastes pour la santé.

Description du chrome

Le chrome, représenté par le symbole Cr dans le tableau périodique des éléments, existe sous différentes formes chimiques, dont le chrome trivalent (Cr3+), le mieux représenté dans les aliments.

Bien que son intérêt pour l’organisme ne soit pas encore démontré par les scientifiques, on lui reconnaît un rôle important dans la régulation du taux de sucre et d’insuline dans le sang. Le chrome intervient également dans le métabolisme des lipides, et facilite plusieurs réactions enzymatiques dans l’organisme.

Les apports nutritionnels conseillés

Les références nutritionnelles diffèrent d’un pays à l’autre. Pour la France, l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a établi les recommandations d’apports nutritionnels en chrome suivants :

  • Homme adulte : 65 µg/jour
  • Femme adulte : 55 µg/jour
  • Adolescent de 13 à 19 ans : 50 µg/jour
  • Enfant de 10 à 12 ans : 45 µg/jour
  • Enfant de 7 à 9 ans : 40 µg/jour
  • Enfant de 4 à 6 ans : 35 µg/jour
  • Enfant de 1 à 3 ans : 25 µg/jour

Ces références nutritionnelles sont données à titre indicatif. Il manque encore d’études pour affirmer l’essentialité du chrome dans l’organisme, et la fixation des apports nutritionnels font encore débat. Ansi, l’Institut de médecine Nord-américain (IOM) a fixé en 2001 des recommandations journalières en chrome qui sont de l’ordre de la moitié des chiffres français :

  • Homme adulte de moins de 50 ans : 35 µg/jour
  • Femme adulte de moins de 50 ans : 25 µg/jour
  • Adolescent de 14 à 18 ans : 35 µg/jour

Les sources alimentaires du chrome

La levure de bière est la source de référence du chrome. Mais on en trouve également en grande quantité dans le foie, les champignons, le jaune d’œuf, les noix, les épices, les fruits de mer, les noix et le thé noir. Par contre, les produits raffinés contiennent très peu de chrome.

Aliment Teneur en chrome (µg) pour 100 g d’aliment
Ail séché 60
Brocoli 18,3
Jus de raisin 3,3
Viande de bœuf 2,4
Poitrine de dinde 2,4
Pomme de terre en purée 2
Haricot vert 1,6
Banane 1
Jus d’orange 0,8
Pomme 0,7

Source : Doctissimo.

Utilisation thérapeutique du chrome

Le chrome est un oligo-élément qui a une action dans le métabolisme des glucides et lipides. Il est souvent indiqué dans le traitement et la prévention du diabète, des maladies cardiovasculaires et aussi dans la lutte contre le surpoids. Cet oligo-élément est aussi conseillé pour faciliter les efforts physiques.

Présent dans de nombreux complémentaires alimentaires, le chrome est indiqué dans deux cas précis :

  • L’obésité, en association avec des plantes, de l’activité physique et des mesures diététiques.
  • La tendance au diabète avec élévation de la glycémie, traitée ou non par des médicaments basiques.

Quid des compléments alimentaires au chrome

Les carences ainsi que les surdosages en chrome sont rares. L’absorption du chrome alimentaire est très faible, elle est favorisée par la vitamine B3 que l’on trouve dans les abats et la volaille par exemple, la vitamine C et les acides aminés ; elle est en revanche diminuée par l’absorption de quantités importantes de zinc, fer, magnésium et calcium.

Durant la ménopause ou pré-ménopause, l’observation d’une graisse abdominale ou d’un surpoids important chez une femme peut être liée à un déficit en chrome. C’est aussi le cas d’une personne qui résiste à l’insuline et qui a tendance à accumuler les graisses.

Si le chrome en soi ne fait pas maigrir, il augmente la masse maigre, c’est-à-dire les muscles. Grâce à cet oligoélément, le corps parvient à brûler plus de calories pour faire battre le cœur comme il faut, secréter les hormones et maintenir la température du corps à 37°C.

La supplémentation est favorable chez certaines femmes, à raison de 25 µg par jour pour atteindre les 60 à 65 µg recommandés en France. Toutefois, prendre une supplémentation préventive élevée pour rester mince, n’a aucun effet chez les femmes jeunes et en bonne santé. Pour s’assurer d’ingérer la bonne quantité de chrome, il convient de lire méticuleusement les étiquettes et de faire évidemment appel à un médecin.

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Valérie

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