Tout comprendre sur le traitement métabolique du Dr Laurent Schwartz

12/12/2019 0 commentaire blooness Categories Par où commencer

Voici un récapitulatif complet du protocole de Laurent Schwartz, le célèbre oncologue considéré comme « iconoclaste » par certains de ses pairs. Dans les faits, il s’agit d’un traitement mis au point afin de freiner la croissance tumorale des cellules cancéreuses, en se basant sur l’hypothèse métabolique du cancer, selon laquelle cette maladie trouverait sa source dans une défaillance de l’activité mitochondriale des cellules de l’organisme, et une incapacité à gérer la combustion du sucre.

Il n’existe à ce jour pas de preuve officielle quant à l’efficacité de ce traitement. Mais certains témoignages semblent montrer un mieux sur les personnes atteintes du cancer, et de nombreux internautes à travers le monde se sont mis à le tester, avec plus ou moins de succès.

Le raisonnement scientifique amenant à ce traitement intitulé METABLOC est détaillé dans les différents livres du docteur Laurent Schwartz, dont le célèbre Cancer : un traitement simple et non toxique.

Qui est Laurent Schwartz ?

Laurent Schwartz est un cancérologue français né en 1958. Il fut chercheur au National Cancer Institute puis résident (interne) au Massachusetts General Hospital de l’Université de Harvard où il se spécialise en radiothérapie-oncologie dans les années 80, avant d’officier comme Praticien Hospitalier en France dans les années 90.

Il est devenu célèbre pour une théorie selon laquelle le cancer serait une maladie métabolique au fonctionnement relativement « simple », plutôt qu’une maladie liée au génome et considérée comme « obscure ».

Pour cela, il se base sur l’effet Warburg, à savoir la chute du rendement énergétique de la cellule. Il rassemble alors des scientifiques de plusieurs bords afin de creuser cette piste, en pointant du doigt l’échec de la cancérologie moderne dans son ouvrage « Métastases : vérités sur le cancer », ce qui lui vaut d’être exclu de l’Assistance Publique des hôpitaux de Paris, avant d’y être réintégré par la suite.

Depuis, les internautes et de nombreux sites de ventes de compléments alimentaires se sont emparés du traitement qu’il a mis au point. De son côté, l’oncologue Laurent Schwartz tente de lancer des essais normés afin de confirmer ou d’infirmer les résultats de son traitement, mais il semble s’être heurté à des rouages administratifs relativement difficiles à enclencher.

A l’origine, l’hypothèse de Warburg

Warburg, prix Nobel de médecine en 1931, avait observé il y a un peu moins d’un siècle que les cellules cancéreuses qui se développaient rapidement possédaient des taux de glycolyse jusqu’à 200 fois plus importants que les cellules normales originaires du même tissu.

Otto H. Warburg, médecin, physiologiste et biochimiste allemand, lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1931.

Otto Warburg a donc émis le postulat selon lequel ce changement dans le métabolisme constitue la cause fondamentale du cancer. Or, l’oncologie officielle actuelle considère cet « effet Warburg » comme résultant d’une mutation génétique plutôt que comme une cause.

La théorie et les recherches de Laurent Schwartz

Une donnée fait toutefois consensus, c’est que l’activité mitochondriale des cellules tumorales est affectée. Le docteur Laurent Schwartz considère donc la baisse du rendement énergétique cellulaire – dont les mitochondries sont responsables – comme la source du cancer. Il s’agirait d’un vieillissement normal des mitochondries, qui ne parviennent plus à brûler le glucose pour le transformer en énergie, entraînant une fermentation à l’intérieur des cellules, qui grossissent et prolifèrent.

Laurent Schwartz va donc chercher, d’une certaine manière, à relancer l’activité mitochondriale. Pour cela, lui et les scientifiques qu’il a rassemblés ont étudié tous les compléments alimentaires et médicaments qui, simultanément, permettent de redonner vie à la mitochondrie le plus longtemps possible, afin de ralentir la croissance tumorale.

Après avoir fait une centaine de tests sur des souris, le groupe mené par Laurent Schwartz a observé dans un premier temps que la combinaison d’acide lipoïque (activateur de la pyruvate desydrogénase) et d’hydroxycitrate (inhibiteur de la citrate lyase) entraînait une stabilisation des tumeurs implantées chez les souris.

Ce constat constituera la base du traitement métabolique du célèbre oncologue controversé, qu’il mettra sur papier dans son livre Cancer : un traitement simple et non toxique. Dans ce livre, le cancérologue à contre-courant recommande de diminuer drastiquement la consommation de sucre et de glucides, via un régime cétogène, couplé à la consommation de certains compléments alimentaires censés relancer l’activité mitochondriale.

Depuis, le docteur Laurent Schwartz suggère de coupler son traitement avec les traitements classiques (radiothérapie, chimiothérapie, etc…) qui sont désormais plus ciblés, plus efficaces, et moins violents que par le passé.

METABLOC : le traitement métabolique en pratique (doses, médicaments)

Le Docteur Laurent Schwartz a émis différents protocoles, que les internautes ont tour à tour essayé avec plus ou moins de succès.

Voici un tour d’horizon de ces protocoles.

Ce qui est mis à disposition ci-dessous n’est évidemment pas une prescription, ni même une recommandation, mais une simple synthèse du traitement alternatif, qu’il faudra prendre avec des pincettes.

Il est judicieux, avant d’essayer quoique ce soit, de vous rapprocher d’un médecin, et de vous rendre sur le site du docteur Laurent Schwartz afin de s’assurer que les informations que vous trouverez ici sont toujours d’actualité.

Protocole n°1 : Hydroxycitrate + Acide Alpha-lipoïque

La combinaison de ces deux molécules constitue la base du METABLOC (le traitement métabolique du Dr Laurent Schwartz). Consommées ensemble, elles seraient parvenues à freiner la croissance tumorale sur les souris. Voici les doses recommandées.

  • Acide alpha-lipoïque : 600 mg en injection intraveineuse lente ou 800mg le matin et 800mg le soir par voie orale. Le sodium R-lipoate peut remplacer l’acide alpha-lipoïque.
  • Hydroxycitrate : 500 mg en comprimés, matin, midi et soir avant le repas.

L’acide alpha-lipoïque est commercialisé par le laboratoire Vitall+, et peut se commander sur le site Onaterra.

L’hydroxycitrate par Solgar est également trouvable sur le site Onaterra.

 

Protocole n°2 : Le régime cétogène

La diète cétogène est indissociable du premier protocole consistant à combiner hydroxycitrate et acide alpha-lipoïque. Il s’agit, au travers de cette alimentation de plus en plus mise en lumière à travers le monde, de donner le moins de « carburant » possible aux cellules cancéreuses, friandes de glucose.

Cela passe donc par :

  • La suppression totale des aliments à fort index glycémique et forte charge glycémique : confitures, confiseries, pâtisseries, boissons sucrées…
  • La suppression totale de tous les féculents : pain, pâtes, riz, pomme de terre, polenta, haricots blancs et rouges, lentilles…
  • La suppression totale des fruits, exception faite des baies en quantité modérée.
  • La suppression des légumes, exception faite de la plupart des légumes verts.
  • L’augmentation importante des aliments gras : œufs, olives, avocats, huile d’olive, de coco qu’on mélangera aux légumes, fruits à coques en quantité modérée, mayonnaise, viandes grasses, poissons gras, crème, beurre (idéalement beurre ghee clarifié), certains fromages (et pas les yaourts et fromages à base de lait de vache pasteurisé).
  • La consommation modérée de protéines, car le corps peut fabriquer du glucose avec les protéines (néoglucogenèse) ; il ne faut pas dépasser 1g de protéines par jour et par kilo de poids corporel ; (100 g de viande contiennent en moyenne 25 g de protéines ; 100 g de poisson 20 g de protéines, 100 g de fromage à pâte dure 25 g de protéines).

Le guide Blooness regroupe une dizaine de chapitres consacré au régime cétogène, et à la façon de le mettre en place.

 

Protocole n°3 : le MMS ou dioxyde de chlore

Depuis un an, le Dr Laurent Schwartz a lancé la piste du chlorite de sodium couplé à l’acide chlorhydrique. Si d’aucuns seront sceptiques quant à l’efficacité d’un tel remède, d’autres se sont appropriés ce protocole. Il faut redoubler de vigilance avec ce protocole, qui est susceptible de provoquer des irritations, surtout lorsque le dosage est mal fait.

A l’origine, ce mélange aboutissant au dioxyde de chlore est autorisé pour la purification chimique de l’eau du robinet et de l’eau de boisson, ainsi que pour maintenir l’eau des piscines libres de bactéries. Il est notamment utilisé par certains randonneurs afin de purifier leur eau.

Le kit est vendu par certaines boutiques de compléments alimentaires, et il faut à chaque fois faire le mélange soi-même, via une pipette :

  • Mélanger 1 goutte d’acide chlorhydrique avec 1 goutte de chlorite de sodium dans un verre.
  • Attendre 3 minutes pour que se forme le dioxyde de chlore, de couleur ambrée.
  • Diluer dans un verre d’eau et boire tout de suite.

Le protocole va consister à faire jusqu’à 10 prises par jour toutes les 2h, avant d’augmenter la prise ensuite jusqu’à 3 gouttes par prise.

 

Protocole n°4 : le bleu de méthylène

L’une des dernières pistes évoquées par le courant du Dr Schwartz est le bleu de méthylène. Pour l’heure, impossible de connaître le dosage recommandé, celui-ci dépendant de chaque cas.

 

Protocole n°5 : les pistes annexes

D’autres supplémentations ont été suggérées dans les livres du Dr Schwartz. Certaines sont le fruit d’expérimentations faites par d’autres oncologues, notamment aux Etats-Unis, et qui auraient donné des résultats satisfaisants sur certains patients.

Certaines suivent également la même logique : diminuer la glycémie au maximum, afin de ne pas entraîner une fermentation des cellules dénuées d’activité mitochondriale suffisante, et relancer le métabolisme.

  • La vitamine D, à hauteur de 10 000 UI / jour
  • La « Low Dose Naltrexone » : il s’agit de Naltrexone à très faible dose, à hauteur de 3 à 4mg avant de dormir, prescrite uniquement sur ordonnance. On peut la commander sur ce site.
  • La metformine, un médicament normalement prescrit contre le diabète, suggéré jusqu’à 3g / jour.
  • Le Diclofenac (vendu sous le nom de Voltarène, 75mg) : anti-inflammatoire qui diminue l’entrée de glucose
  • Un inhibiteur de la pompe à protons, par exemple l’oméprazole : 20 à 40 mg par jour
  • Amiloride : 10 à 40 mg trois fois par jour. Sur ordonnance.
  • Un inhibiteur de l’anhydrate carboxylase, par exemple l’acétalozamide (Diamox) : 250 mg par jour. Sur ordonnance.

Il est impossible de savoir quel(s) médicament(s) il est recommandé de prendre simultanément, à quel moment, dans quel contexte et à quel état d’avancement de la maladie, parmi tous ceux-là. Il s’agit là d’une synthèse de toutes les pistes énoncées par Laurent Schwartz lui-même, ou par la mouvance qui tourne autour de la piste métabolique du cancer.

Il faudra donc se faire suivre par un oncologue déjà sensibilisé à la question, pour espérer avoir des pistes de solution. Malheureusement, beaucoup de malades se sentent délaissés par la médecine officielle, qui pour l’instant reste muette quant à la piste métabolique, et ne préconise que les traitements de chimiothérapie, sans aucun conseil sur le plan nutritionnel et sur la problématique du sucre.

Certains malades se lancent donc, à leurs risques et péril, dans la médication parallèle, en partageant leurs résultats sur Internet…

De son côté, le Docteur Laurent Schwartz continue sa croisade, avec pour l’instant peu de moyens alloués à ses recherches. L’avenir lui donnera-t-il raison ?

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